Roland-Garros : avec Maélie, un Monfils peut en cacher une autre…

Il y aura bien du Monfils en seconde semaine de Roland-Garros… Mais pas Gaël, ancien demi-finaliste et triple quart de finaliste, sorti dès le 2e tour par le Suédois Mikael Ymer cette année. Dans la famille du n° 15 mondial, il va falloir piocher la demi-sœur Maélie, 16 ans, qui a été conviée à disputer pour la première fois le grand tableau du tournoi junior… remporté par son aîné il y a dix-sept ans. Ce lundi, elle affronte la Russe Polina Iatcenko pour son entrée en lice.

« Il y a deux ans, elle avait été invitée dans les qualifications, se souvient Rufin, père et éleveur de champion(ne)s. Ça ne s’était pas très bien passé, elle s’était fait manger. Aujourd’hui, elle arrive avec une grosse envie, elle est plus à l’aise et a plus confiance en elle. Elle a bien appris à mettre en place son jeu, et surtout à terminer les points. Elle avait tendance à jouer sans jamais finir… »

Après un apprentissage familial à Petit-Bourg, en Guadeloupe, l’adolescente a intégré le Creps de Reims en 2016 et poursuit depuis 2019 sa formation au Centre national d’entraînement (CNE), à portée de balle des courts en terre battue de la Porte d’Auteuil. Si elle est dirigée par le duo Noëlle Van Lottum-Jean-Marie Tenenhaus, la 283e au classement ITF (-2/6), licenciée à Sarcelles (Val-d’Oise), sait que le paternel, qui passe beaucoup de temps dans la capitale, n’est jamais très loin.

« Je suis ça de près, sourit-il. J’ai essayé d’apprendre et de retenir les leçons de ce qu’on a fait avec Gaël. Comme lui, elle a une grosse frappe, un gros service… » Et une énorme pancarte aux allures de fardeau. « C’est impossible d’y échapper, poursuit-il. Elle s’appelle Monfils quand même ! Elle me répète toujours : Gaël c’est Gaël, Maélie c’est Maélie. Elle a 16 ans, elle est capable de gérer ça. Ça fait déjà trois ou quatre ans qu’on lui en parle. Quand elle arrivait sur les tournois, tout le monde venait la voir, essayer de lui parler, c’était lui mettre une pression supplémentaire pour rien. »

«Elle est passionnée, elle veut y arriver», vante son frère Gaël

La jeune fille, fan de Roger Federer (qui a déclaré forfait ce dimanche), de Garbine Muguruza et un peu de Gaël quand même, a gagné en maturité et en autorité. « Maintenant elle peut dire : Laissez-moi tranquille ! lance son aîné. Elle a son caractère. » Même si l’ombre fraternelle est encombrante et l’émancipation nécessaire, Maélie peut compter sur le soutien et les conseils du n° 1 tricolore. « Je parle avec elle lorsqu’elle en a besoin, explique l’ancien n° 6 mondial. Je suis son grand frère, ce n’est pas seulement une question de tennis. Elle est passionnée, elle veut y arriver. »

« C’est normal, glisse Rufin. C’est surtout maintenant qu’elle va avoir besoin de lui. Ils sont toujours en discussion. En tennis, on n’a pas la science infuse, on apprend tout le temps. Regardez Gaël. À son âge, il essaie aussi des choses… »

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