C’est l’un des secteurs économiques les plus touchés par la pandémie de Covid-19. Alors, plus que jamais, toute aide est la bienvenue. Ce mercredi, la Ville de Paris vient justement d’accorder une nouvelle salve de subventions à destination des salles de cinéma indépendantes, comme elle le fait chaque année, mais cette fois dans un contexte différent.
« La richesse du tissu des salles de cinéma parisiennes est unique au monde. Les Parisiennes et les Parisiens y sont très attachés. Leur fréquentation dès leur récente réouverture en atteste, souligne Carine Rolland, adjointe à la maire de Paris en charge de la Culture. J’ai souhaité cette année que nous donnions un coup de pouce particulier aux cinémas qui ont été les plus affectés par la crise. Nous avons très à cœur de soutenir, protéger et contribuer à moderniser les cinémas indépendants parisiens. Une aide supplémentaire va aussi aux salles de proximité qui font un travail remarquable. »
« Sans, nous ne pourrions pas tenir »
Ces aides de la Ville permettent avant tout aux cinémas indépendants de survivre. « Sans elle, nous ne pourrions pas tenir, assure Martin Bidou, cogérant du Louxor. Une salle de cinéma nécessite de disposer d’une importante surface immobilière. Or à Paris, les prix sont très élevés, bien plus qu’ailleurs. C’est sûrement pour cela que ce genre de subvention n’existe presque qu’à Paris. » Ce sont ainsi, cette année, 884 000 euros qui seront « offerts » par la Ville à presque 30 salles indépendantes pour abonder leur budget de fonctionnement.
Une aide pour certain un peu plus conséquente que d’habitude, selon Louis Merle, gérant de plus cinémas indépendants : « Au Lincoln, où je rencontre de très grande difficulté, j’ai touché plus que l’an passé. C’est un soulagement ».
Des aides aussi pour investir
Mais d’autres subventions existent. Cette fois à créditer dans la colonne « investissement ». La Ville accompagne en effet ces salles obscures dans leur projet de rénovation. En 2020, décision avait été prise de dégager 150 000 euros, répartis entre six salles. Principal bénéficiaire, les 7 Parnassiens, situés dans le XIVe arrondissement, avec pas moins de 100 000 euros.
« Nous avons tout refait, se réjouit… Louis Merle, à la tête de cinéma. Le hall d’entrée, les écrans, les fauteuils, les toilettes… Il ne reste plus que la façade à terminer. » Un investissement total de 1,2 million d’euros. « Sans la Ville, ainsi que les autres subventions venues du centre national du cinéma et de la région, nous aurions fait beaucoup moins. » Sauf que pour parvenir à exister face aux mastodontes, en plus de se démarquer par leur programmation, les salles indépendantes se doivent d’offrir de bonnes conditions d’accueil à leur spectateur. Un équilibre intenable si elles devaient se débrouiller seules.
