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Régionales en Ile-de-France : Valérie Pécresse veut créer une agence des travaux d’intérêt général

La prochaine année va être sécuritaire, les semaines à venir aussi. Ce mercredi matin dans Le Figaro, la présidente sortante (Libre, ex-LR) de la région Ile-de-France Valérie Pécresse, candidate à sa succession, annonce vouloir créer une agence francilienne des travaux d’intérêt général (TIG) pour les primo-délinquants. « Les juges sanctionnent mais le vrai sujet, c’est l’exécution des peines. Tout commence par les premiers délits qu’il faut sanctionner de manière rapide et proportionnée, si on veut éviter la récidive », estime la candidate sortante.

Le travail d’intérêt général (TIG) est une sanction pénale infligée par un juge à une personne de plus de 16 ans qui a commis une infraction. Il consiste à travailler gratuitement pour une durée déterminée pour un organisme public ou chargé d’une mission de service public, ou une association.



Cette agence, si elle voit le jour, « encadrera les TIG, en lien avec les communes, afin que les tribunaux puissent en prononcer davantage et qu’ils soient effectués rapidement. Aujourd’hui, le délai qui s’écoule avant l’exécution d’un TIG, c’est plus de 400 jours », affirme l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy. « Plus de 400 jours, ce n’est plus une sanction éducative », a-t-elle insisté ce mercredi matin sur France Info, disant son objectif que le TIG soit effectué « en moins de trois mois » grâce à cette agence, qui n’a besoin que d’être « labellisée » par le ministère de la Justice comme il le fait déjà pour les mairies.

Valérie Pécresse se dit également favorable à cofinancer de nouvelles prisons et des centres éducatifs fermés pour mineurs et de « doubler les formations des détenus, pour les réinsérer ».

En tête dans les sondages

Car les régions n’ont pas de compétences en matière de sécurité. Certaines, dans cette campagne, ont mis l’accent sur la sécurisation des lycées dont elles ont la charge, et les efforts pour protéger les voyageurs dans les transports ferroviaires. C’est le cas de Xavier Bertrand dans les Hauts-de-France, c’est aussi le cas de Valérie Pécresse qui rappelle dans cet entretien sa promesse de recruter 1 000 agents de sécurité supplémentaires pour les transports franciliens, soit autant que lors de son premier mandat, pour atteindre 4 000 agents au total.

Possible candidate à l’élection présidentielle, Mme Pécresse émet le vœu que « les effectifs des polices municipales doublent » et se prononce en faveur de leur armement, qu’elle se dit prête à cofinancer, comme leurs commissariats. La candidate redemande également que la législation nationale évolue sur la reconnaissance faciale dans les transports, grâce aux caméras de surveillance.



Sur France Info, la présidente de région a précisé que « dans six mois », les 80 000 caméras de vidéosurveillance installées par divers opérateurs en Ile-de-France seraient « reliées entre elles dans un local unique en Europe, cofinancé par l’Etat et la région ». « Ces 80 000 caméras ne sont vraiment utiles que si on peut faire usage de la reconnaissance faciale », a-t-elle insisté, affirmant que « dans les transports, 30 % des flagrants délits sont faits par les vidéopatrouilles, qui détectent les pickpockets, les harceleurs de femmes ». Cette reconnaissance des visages devrait être couplée, selon elle, avec le fichier des personnes condamnées ou recherchées pour des faits de terrorisme, « comme dans les aéroports ». « Aujourd’hui vous êtes moins protégé si vous prenez un train de banlieue ou un TER que si vous prenez un avion, ce n’est pas acceptable », a-t-elle conclu.

Selon un sondage OpinionWay pour CNews publié mardi, Valérie Pécresse, qui a conditionné la suite de sa carrière politique à sa réélection, arriverait en tête au premier tour des régionales, le 20 juin, avec 34 % des voix, devant Jordan Bardella (RN, 19 %), Laurent Saint-Martin (LREM, 16 %), Julien Bayou (EELV, 12 %), Clémentine Autain (LFI, 10 %) et Audrey Pulvar (PS, 9 %). Au second tour, la présidente sortante serait reconduite à la tête de la région, arrivant en tête d’une quadrangulaire avec 37 % des suffrages.