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Vaccination des adolescents, tests sérologiques, mesure dérogatoire pour l’été… les précisions d’Olivier Véran

Le chef de l’Etat l’a annoncé ce mercredi après-midi : les adolescents pourront se faire vacciner contre le Covid-19 « à partir du 15 juin ». « D’ici au 15 juin, nous franchirons la barre des 30 millions de vaccinés, c’est pourquoi nous avons décidé ce matin, à partir du 15 juin, de commencer à ouvrir la vaccination pour les adolescents et de permettre aux 12-18 ans d’aller se faire vacciner », a justifié Emmanuel Macron, en marge d’un déplacement à Saint-Cirq-Lapopie (Lot).

Invité du 20 Heures de TF1, le ministre de la Santé a précisé que la vaccination se fera « sur la base du volontariat, avec l’accord des parents », a indiqué Olivier Véran. « Cela participera à ce mouvement d’immunité collective qui permettra d’éviter des fermetures de classes à la rentrée. » Les détails seront donnés aux familles « en temps voulu ».

«Ce sera du Pfizer»

Les plus de 12 ans pourront se faire vacciner « en centre de vaccination avec du Pfizer », a-t-il encore ajouté, assurant que la vaccination ne causera pas de différence d’accès à l’école. « En aucun cas il s’agit de rogner quelques droits que ce soit aux enfants de ce pays. » Les mineurs qui auront reçu leurs injections pourront disposer, comme les adultes, du « pass sanitaire qui leur permettra de voyager plus facilement ».



La Haute autorité de santé (HAS) a rendu un avis ce mercredi sur la vaccination des 12-15 ans. Elle doit le communiquer jeudi matin, une fois reçu le feu vert de l’Agence européenne des médicaments (EMA) pour l’utilisation du produit de Pfizer/BioNTech pour cette tranche d’âge. L’Allemagne avait annoncé jeudi dernier son intention d’ouvrir le 7 juin la vaccination contre le Covid-19 aux mineurs de plus de 12 ans, tandis que le produit de Pfizer est déjà largement utilisé pour cette tranche d’âge aux Etats-Unis et au Canada.

Possibilité de décaler sa deuxième dose

A l’approche des vacances d’été, de nombreux Français s’interrogent sur la planification de leur deuxième dose. Ils pourront la décaler « entre six et huit semaines » après la première injection, « mais dans le même centre de vaccination », a annoncé le ministre de la Santé. Cette mesure dérogatoire « va démarrer à partir de demain ou des tout prochains jours » et doit permettre « de ne pas freiner la vaccination au mois de juin ».

« Quand vous êtes vacciné par exemple en Pfizer ou en Moderna, en centre aujourd’hui, vous avez un rendez-vous pour le rappel de votre vaccin sept semaines plus tard. Eh bien là, vous pourrez le prendre entre six et huit semaines dans le même centre », a-t-il cité en exemple, semblant ainsi écarter la possibilité de planifier un rendez-vous pour la deuxième dose sur un territoire différent de celui de la première.

Des tests sérologiques dans les centres

Pour les personnes qui ont déjà contracté le Covid-19 – « on pense qu’un quart de la population l’a eu », selon le ministre-, une seule dose de vaccin suffit, « qu’elles aient eu la maladie il y a trois mois ou il y a un an », a rappelé Olivier Véran. Qu’en est-il des personnes asymptomatiques ? Les centres de vaccination « seront équipés au moins de juin de tests sérologiques rapides » afin de détecter la présence ou non d’anticorps, a-t-il annoncé. « C’est une bonne nouvelle qui permet d’amplifier notre stratégie vaccinale. »

Interrogé sur les difficultés que rencontraient ce mercredi plusieurs centres d’appels d’urgence, dont le Samu, les pompiers et la police, Olivier Véran a expliqué qu’il « s’agirait manifestement d’un problème de maintenance organisée par Orange sur les lignes », avec des « pannes assez aléatoires ». Ces dernières auraient provoqué « jusqu’à 30 % de baisse » des appels « par rapport à l’attendu » dans « certains départements ». « Orange nous dit que la panne pourrait être réparée dans la soirée », a-t-il ajouté.