Paris : les premiers visiteurs du nouveau musée Pinault «impressionnés»

« Magique », « plein les yeux », « impressionnant », « magistral »… en retrouvant le parvis de la rue de Viarmes (IIe), les premiers visiteurs de la Bourse du Commerce-Pinault Collection affichent le même engouement et piochent dans les superlatifs : pour son ouverture au public, gratuitement pendant ces 3 jours de week-end de Pentecôte, le somptueux musée privé dédié à la collection Pinault, a aimanté des Parisiens pas forcément férus d’art contemporain et souvent conceptuel, mais époustouflés par le lieu, sa restauration, son cylindre de béton sous une coupole de verre et de fer, la mise en scène au cordeau de ses expositions d’ouverture…« Ce mélange de modernité et d’histoire, même sans les œuvres ce serait magique ! », s’enthousiasme ainsi Pascale, venue parmi les premières déambuler sous le puits de lumière de la verrière, soulignée de fresques anciennes.

Peu d’explications mais de nombreux médiateurs culturels

« J’étais passé devant pendant les travaux et c’était impressionnant, on aime l’art et cela fait longtemps qu’on attendait », sourit Quentin, venu avec sa compagne Cyrielle « tenter sa chance, en pensant que ce serait pris d’assaut ». En réalité pas vraiment, du fait des mesures sanitaires et d’une jauge draconienne, régulée par la réservation sur internet. Pour les chanceux en tout cas, la visite est plutôt « impressionnante dès que l’on entre », même si certains trouvent un défaut au lieu : « Il n’y a pas ou trop peu d’explications sur les œuvres, il faut aller chercher sur le côté », regrettent Marina et Alain, séduits par « la grande diversité des œuvres », malgré leur frustration d’explications. C’est d’ailleurs… fait exprès. « Il y a volontairement peu de cartels explicatifs car les médiateurs culturels sont en revanche très nombreux et présents pour le public, cela favorise l’échange », explique un représentant du musée. « Voir ce lieu vivre avec le public, c’est formidable, s’enthousiasme Carol, une inconditionnelle de l’architecte Tadao Ando, « l’architecte du siècle ! »

Quant à la collection du musée, « même si l’on n’y connaît pas grand-chose, il faut reconnaître que le collectionneur François Pinault a un œil, et c’est aussi une collection que l’on peut voir en famille, estime Carol. C’est très actuel dans l’accrochage, il y a des thèmes d’aujourd’hui, évocateurs, comme ces œuvres en bougie qui se consumeront le temps de l’exposition et nous montrent que rien n’est éternel… » Carol sait déjà qu’elle reviendra bientôt, ne serait-ce que… «pour l’ouverture du restaurant de Michel Bras, ce sera quelque chose ! » Le café-restaurant La Halle aux grains, perché au 3e niveau de la Bourse du Commerce, ne pourra en effet ouvrir qu’à partir du 9 juin.

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