PSG féminines : «Elles ont hâte de terminer le travail», assure Olivier Echouafni

Cinq jours après avoir obtenu le match nul à Lyon (0-0) et avoir ainsi conservé leur précieux point d’avance en tête du championnat, les Parisiennes reçoivent Dijon, ce vendredi (20h45, sur Canal + Sport), au stade Jean-Bouin. Un match pour lequel la Brésilienne Formiga revient, Katoto reste incertaine et Bruun (gros coup à la tête à Lyon) sera forfait. Avant de quitter le club et d’être remplacé par Gérard Prêcheur, Olivier Echouafni s’est montré concentré ce jeudi en conférence de presse.

Comment qualifiez-vous ce match ? Peut-on parler de finale du championnat ?

OLIVIER ECHOUAFNI. On sait qu’on n’est pas très loin mais en même temps il va falloir faire ce qu’il faut : être capable de rester dans notre schéma de jeu face à une équipe de Dijon libérée. A nous de bien entamer notre match de façon à laisser peu d’espoirs à Dijon. Après, des finales de toute façon, j’ai l’impression qu’en championnat il y en a 22 ! Toutes les rencontres sont importantes de la 1ère journée à la 22e.

Quelle part de responsabilité vous attribuez-vous dans cette saison qui s’annonce réussie ?

Joker ! (rires) Il n’y a pas à parler de soi. Il faut parler d’une construction et s’il doit y avoir demain (vendredi) une belle récompense, c’est déjà leur travail à elles. Après on a réussi avec le staff à créer une dynamique, des liens entre des étrangères, des joueuses françaises. Au départ, quand je suis arrivé (NDLR : en 2018), j’ai trouvé beaucoup d’individualités de qualité. Après, l’idée était d’arriver à créer cette union collective, à la fois sur le terrain et un peu en dehors. On ne pouvait pas prévoir qu’il y aurait le Covid la saison dernière qui a foutu beaucoup de choses en l’air. Mais l’idée était avant tout de créer cette force collective qui, cette année, est grandissante.

Quel est l’état d’esprit du groupe depuis dimanche soir ?

Ces types de match contre Lyon ou même contre le Barça sont compliqués car il y a beaucoup d’intensité et ils laissent des traces. On a essayé de gérer au mieux celle qui ont joué dimanche. On a essayé surtout d’axer notre semaine sur la récupération. L’ambiance est bonne. C’est logique. Il y a de la décontraction mais en étant très fixés sur ce qui nous attend vendredi. Et ça c’est le plus important.

Avez-vous eu une part de psychologique à gérer cette semaine à l’approche d’un premier titre historique ?

Non, pas particulièrement. Je pense qu’elles ont hâte de terminer le travail, d’être à demain. Et puis on a aussi des objectifs à atteindre : ça serait une vingtième victoire éventuellement, on aurait la possibilité d’être invaincue cette saison. On n’a encaissé que quatre buts, je veux qu’on reste à ce chiffre-là et qu’on termine meilleure défense (NDLR : Lyon est à 6 buts encaissés). Tout ça ce sont des objectifs qu’on s’est fixés en début de saison et qu’on a envie d’atteindre demain soir.



C’est pour ça qu’il n’y a pas eu d’effusion de joie à Lyon ?

Oui, parce que mathématiquement rien n’est fait. Il y a encore un match à jouer et on veut bien terminer. On aura j’espère tout le loisir de laisser éclater notre joie et notre bonheur à la fin du match contre Dijon. Mais il reste 90 minutes pour un titre.

Peut-il y avoir du stress parmi vos joueuses à l’idée d’écrire l’histoire du club ?

J’ai envie de dire : quel bonheur déjà d’arriver là et de vivre un tel moment. Après, j’ai une grande confiance en elles. On a de l’expérience aussi, un peu plus, à travers les finales qui ont été jouées. On a des joueuses aussi qui ont vécu des titres avec d’autres clubs et dans d’autres pays. Ça doit aussi servir au groupe. On n’a pas à se poser de questions. Que ce soit le premier ou le dernier, tous les matchs sont durs. Il faut arriver à se le rendre facile. Pour ça il faut bien débuter.

Envisagez-vous une contre-performance et au final de ne pas remporter ce titre ?

En football de toute façon malheureusement tout reste possible. Mais si on met tous les bons ingrédients qu’il faut on doit être capables de faire la différence. On a les joueuses pour. Moi je ne me pose pas la question et je pense que les filles non plus ; Il y a toujours une part d’incertitude parce qu’il y a des paramètres qu’on ne maîtrise pas, notamment l’arbitrage, mais ça fait partie du jeu.

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