Serpouhi Hovaghian trace les lettres à l’aide d’un crayon de papier qu’elle garde précieusement dissimulé sur elle. « Tous les jours, ils tuaient des villageois. Nous marchions sans but, six heures par jour, sans manger ni boire. Marche, marche sur la route jusqu’à ce que tu en finisses avec ta vie : une souffrance qui est indescriptible. » Le 27 juillet 1915, la jeune femme de 22 ans arrive, épuisée, dans la ville d’Erzincan, dans l’est de la Turquie actuelle.
Le journal intime d’une victime du génocide arménien exhumé par sa petite-fille un siècle plus tard
