Meaux : la découverte de son ADN sur un pistolet-mitrailleur caché dans un box l’envoie en prison

L’un est parti en détention, l’autre est ressorti du palais de justice. Le tribunal correctionnel de Meaux a condamné, mercredi soir, deux Meldois pour détention de matériel de guerre. A l’origine de leurs déboires judiciaires : la découverte d’un pistolet-mitrailleur par les policiers du commissariat de Meaux et ceux de la police municipale, en avril 2019, dans un box – non attribué – de la rue de l’Ourcq, dans le quartier Henri-Dunant (ex-Pierre-Collinet), à Meaux.

A l’époque, les forces de l’ordre étaient à la recherche de motos volées, dans le cadre de la lutte contre les rodéos sauvages. Dans un sac à dos, les fonctionnaires avaient eu la surprise de découvrir un pistolet-mitrailleur, des gants et des cagoules. Aucune munition ne se trouvait sur place, le chargeur – d’une contenance de 20 cartouches – était vide. La Police judiciaire (PJ) de Meaux avait été saisie de l’enquête, étant donné la nature de l’arme.

Les prévenus se décrivent comme des nourrices

Les expertises génétiques pratiquées se sont révélées particulièrement utiles : deux ADN ont été isolés, correspondant à deux hommes, inscrits au fichier national automatique des empreintes génétiques. Lundi soir et mardi matin, les enquêteurs du groupe de répression du banditisme de la PJ ont donc interpellé les deux suspects, avant de les placer en garde à vue.

Devant le tribunal correctionnel de Meaux, où ils ont été jugés en comparution immédiate mercredi soir, les deux hommes ont expliqué leur « lien » avec l’arme. L’un d’eux, âgé de 37 ans, s’est décrit comme une nourrice, ayant gardé le pistolet-mitrailleur pour son co-prévenu. Le trentenaire, chez qui les policiers ont également découvert un fusil de chasse, a été condamné à six mois de prison avec sursis.

Quant au second prévenu, de dix ans son cadet, il a expliqué avoir caché cette arme… pour un troisième larron, non identifié. A son domicile, les policiers ont saisi 92 g de résine de cannabis. Cet homme au casier judiciaire très chargé a écopé de 14 mois de prison, dont 8 ferme, avec mandat de dépôt.

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