Pro D2 : facile vainqueur de Biarritz, Perpignan gagne son ticket de retour pour le Top 14

Les drapeaux sang et or ont fleuri, saluant une Catalogne de retour dans l’élite hexagonale. Ils n’étaient pas très nombreux, jauge oblige, dans le grand stade de Montpellier, mais les supporteurs de Perpignan ont hurlé leur joie et leur fierté. Leur club est de retour en Top 14. Vainqueurs de Biarritz (33-14) ce samedi après-midi, les joueurs de Christian Lanta ont été sacrés champions de Pro D 2, concluant de la meilleure façon une saison menée tambour battant et terminée à la première place du classement. « Ce titre est amplement mérité, souffle le trois-quarts centre Mathieu Acebes. On sait ce qu’il s’est passé il y a trois ans. On ne fera pas la même erreur. On va travailler et on ne va pas s’enflammer. » Le joueur pointe la dernière incursion de son équipe en Top 14, en 2018-2019, qui s’était soldée par un fiasco – deux victoires seulement -, et une descente dans la foulée.

« On a eu ce que l’on voulait, tout le monde est très heureux, sourit Damien Chouly, l’ancien troisième ligne international. Cela fait tellement plaisir de remonter. On va fêter ça comme il se doit. Maintenant, le plus dur commence. » Savant mélange de joueurs expérimentés (Damien Chouly, Jeronimo De la Fuente, Ben Volavola) et de jeunes prometteurs (Melvyn Jaminet, l’arrière auteur de 23 points contre Biarritz, ou Alban Roussel), l’USAP, qui collectionne sept Boucliers de Brennus, a survolé la saison en finissant meilleure attaque et meilleure défense. Le club s’est solidement structuré depuis 2019. Aura-t-il cependant les moyens de rester dans une élite de plus en plus homogène ?

« Ce sera compliqué la saison prochaine, mais on verra bien »

«Descendre va très vite, remonter, cela prend beaucoup de temps, souligne le manager général Christian Lanta. Quand vous êtes en Pro D2, vous perdez énormément de budget. On sait d’ores et déjà que l’équipe qui montera devra jouer le maintien. Si vous n’êtes pas prestidigitateur, recruter au mois de juin est très compliqué. » Le dirigeant perpignanais blâme notamment la formule du championnat et l’attribution d’un billet pour l’échelon supérieur à l’issue de la phase finale seulement et non de la saison régulière, ce qui permettrait d’anticiper davantage. «Finir comme cela après une saison interminable, je suis fier des joueurs, enchaîne l’entraîneur catalan Patrick Arlettaz. Ils s’étaient fait des promesses, ils les ont tenues. Ce sera compliqué la saison prochaine, mais on verra bien.»

Les Biarrots, eux, auront encore une chance de rejoindre le Top 14. Ils affronteront lors du barrage d’accession Pau ou Bayonne, le rival ancestral, samedi prochain, sur leur terrain d’Aguilera.

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