Alain Fischer souhaite associer l’école à la vaccination des plus jeunes, a-t-il indiqué ce dimanche au journal 20 Minutes. Dès le 15 juin, les 12-18 ans auront accès au sérum, alors que 50 % de la population a déjà reçu une première dose.
Répondant aux questions d’internautes du journal, le « monsieur vaccin » du gouvernement a tenu à rassurer sur le calendrier. Selon lui, l’ouverture de la vaccination aux plus jeunes ne pénalisera pas les publics prioritaires. « Pour les personnes les plus à risque, la vaccination, heureusement, est bien avancée. Ce n’est pas déraisonnable de commencer celle des adolescents, qui va se faire progressivement ».
Et avec l’aide de l’école, a plaidé Alain Fischer : « J’aimerais beaucoup que l’école participe. Pas en demandant aux enseignants de vacciner. Ni même aux médecins et infirmiers scolaires, pas assez nombreux. Mais en ouvrant des vacations pour vacciner aux médecins et infirmiers libéraux dans les établissements scolaires et universités ». Ce qui permettrait selon lui d’évoquer « la vaccination en général » dans les écoles.
La vaccination obligatoire, « un dernier recours »
Le 2 juin, Emmanuel Macron avait annoncé depuis le Lot l’ouverture aux adolescents de 12 à 18 ans de la vaccination contre le Covid-19. Cela se fera dans des « conditions d’organisation, sanitaires, de consentement et de bonne information des parents, qui seront précisées dans les prochains jours par les autorités sanitaires », avait précisé le chef de l’Etat depuis Saint-Cirq-Lapopie.
Il avait par ailleurs écarté l’idée d’une vaccination obligatoire. Une position reprise par Alain Fischer, en réponse à une question d’un internaute de 20 Minutes. « Il faut continuer le travail pour entraîner l’adhésion. On a beaucoup progressé. Aujourd’hui, les personnes hésitantes ou réfractaires sont de l’ordre de 20 %. On était à 50 % il y a quatre mois. Par l’effet d’entraînement, la vaccination devient une norme. Mais il reste des gens qui ne veulent pas être vaccinés. (…) », a-t-il concédé, avant d’évoquer un « dernier recours » si l’épidémie devenait hors de contrôle dans les mois à venir.
« La vaccination obligatoire ne serait justifiée que si après tous ces efforts – ce qui nous amène à l’automne – on avait une couverture vaccinale insuffisante et une épidémie hors de contrôle. Ce serait un dernier recours », selon Alain Fischer.
