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France-Bulgarie : dernière répétition pour les Bleus avant de se convertir à l’Euro

C’est comme un voyage à vide, un grand saut sans souci de réception, les yeux sur la carte à suivre, les valises encore rangées. L’équipe de France se relance une deuxième fois qui est aussi une seconde avant le grand bain de l’Euro, une semaine plus tard mais à Munich et face à l’Allemagne. La compétition commencera vraiment quand on s’agacera que Karim Benzema ne les mette pas au fond alors que, pour l’instant, il peut frapper tout à côté, c’est toujours l’heure de la réunification entre lui et les Bleus, donc de la joie et de l’excitation.

Il y aura quand même un goût d’Allemagne ce mardi soir par le double truchement du retour du public dans un stade français et du onze de départ de Didier Deschamps, censément le plus proche de celui de Munich. C’est la logique d’un dernier match avant le départ. Et si l’attaquant madrilène s’est réservé pour fêter son 28e but en sélection avec du monde, c’est qu’il aura définitivement le sens de la communion et un bon goût intact.

« C’est bien parfois d’être mis en difficulté »

Bref, le foot revient, le vrai, celui avec de l’adrénaline et des chants, des applaudissements et de la Marseillaise en chœur. Les 5 000 invités sont une piqûre de rappel de la vie, un déconfinement de la morosité et un vaccin contre les huis clos. 5 000, c’est la première dose mais rien ne vaut les suivantes au gré des pérégrinations tricolores. « Fête du bruit » comme disent les speakers avant de lancer le spectacle.

Les heureux élus ont raison de venir parce que tout va bien dans un climat tricolore qui a réduit tous les débats, où l’on peut même passer des conférences de presse à poser plus de questions sur N’Golo Kanté que Kylian Mbappé même si tout le monde sait que ça ne va pas durer. Les Bleus se trimbalent comme les Beatles en ce moment. On sait que le show sera bien mais on veut voir comment c’est produit, sur quels ressorts et selon quel leadership.

Dans le décor, il faut que la Bulgarie joue le jeu, pousse ces Bleus à un peu plus d’efforts qu’à Clairefontaine où, paraît-il, ça secoue déjà pas mal, et que l’arbitre la laisse à onze. « C’est bien parfois d’être mis en difficulté. Ça amène à revoir, à corriger avec les joueurs, à modifier si besoin certaines choses. La Bulgarie aura du répondant. Il y a toujours des choses à améliorer dans la relation technique, dans la complémentarité des déplacements et les replacements défensifs », prévient Didier Deschamps, le chef d’orchestre.