Gérald Darmanin alerte sur l’explosion des violences post-confinement

Le texte est bref, mais certains chiffres peuvent interpeller. Le nombre d’interventions du GIGN et du Raid, sur les cinq premiers mois de l’année, a explosé de 137 % par rapport à la même période l’année dernière. Dans un télégramme adressé le 4 juin dernier par Gérald Darmanin aux préfets, révélé par Le Figaro, le ministre de l’Intérieur s’inquiète tout particulièrement de la hausse des violences dans le pays. « Depuis le début de l’année, nous assistons au développement de faits extrêmement violents », écrit-il dans ce courrier également transmis aux directeurs généraux de la police, de la gendarmerie et de la sécurité intérieure, que Le Parisien a pu consulter.



Le ministre de l’Intérieur demande aux préfets de lui faire parvenir cet état des lieux « pour le 9 juin » et de l’accompagner « de solutions de traitement » dans « une perspective résolument interministérielle et ambitieuse ». Il évoque une cause majeure à cette hausse de la violence : les « conséquences de la crise sanitaire » dont le pays est « en train de sortir ». S’agissant des interventions du GIGN et du Raid sur « des individus dangereux retranchés », Gérald Darmanin évoque 57 cas sur les cinq premiers mois de l’année, contre 24 l’an dernier sur la même période.

« Multiplication des faits de violences intraconjugales »

Gérald Darmanin évoque encore « un contexte de stabilité générale des violences urbaines ». Pour autant, les violences à l’encontre des services de sécurité, de santé et de secours auraient grimpé de 28 % sur les quatre premiers mois de l’année.

Sur les cinq premiers mois de l’année, les faits de violences intrafamiliales ont progressé de « 20 % » (par rapport à la même période de 2020) avec une « multiplication des faits de violences intraconjugales (homicides et tentatives d’homicides) », écrit le ministre. « Ces faits et leur gravité », précise-t-il, « doivent appeler une réponse forte pour autant différente du traitement de la délinquance de droit commun ».

Le 9 juin est aussi la date à laquelle la mission d’inspection diligentée par Gérald Darmanin, Eric Dupond-Moretti (Justice) et Marlène Schiappa (Citoyenneté), sur les circonstances du féminicide de Mérignac au cours duquel une femme avait été immolée par le feu par son mari, remettra son rapport au Premier ministre Jean Castex.

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