Seine-et-Marne : le second vaccinodrome départemental a ouvert à Fontainebleau
Dans les deux cas, c’est un lieu emblématique de la Seine-et-Marne qui a été choisi pour accueillir un centre de vaccination géant. Après l’hôtel Disney’s Newport Bay Club hôtel de Disneyland Paris fin avril dernier, c’est à l’orée de la forêt de Fontainebleau que la préfecture a choisi d’implanter son deuxième vaccinodrome. Plus précisément dans le gymnase Lucien Martinel, qui a ouvert ses portes le lundi 31 mai.
« Les doses affluent en grande nombre, et tous les adultes sont désormais éligibles au vaccin. Il nous fallait trouver une réponse adaptée à ce tournant dans la politique vaccinale, commente Frédéric Valletoux (Agir), maire de Fontainebleau et président de la Fédération hospitalière de France. Le département représente la moitié de la superficie de l’Ile-de-France. Il fallait un autre lieu de ce type dans le sud. »
Le lendemain de l’ouverture, l’élu est venu sur place pour observer le dispositif mis en place avec le Service départemental d’incendie et de secours (Sdis 77). Pompiers, infirmiers, médecins, personnels d’accueil, bénévoles, ils sont une cinquantaine à recevoir, inscrire, piquer et veiller sur un public qui a considérablement rajeuni. Et ce, sept jours sur sept. Des saisonniers ont également été recrutés par le Sdis.
« On voit pas mal de jeunes qui ont compris que c’était la clé pour voyager cet été »
«Depuis lundi, nous avons une nouvelle population, avec un peu tous les âges. On voit pas mal de jeunes qui ont compris que c’était la clé pour voyager cet été et qu’il faudra sans doute montrer patte blanche », confie l’édile.
« Tous les créneaux ouverts sont pris, se réjouit le lieutenant-colonel Nicolas Gallot, à la tête du dispositif. Pour la première semaine, nous vaccinons 1000 personnes par jour, comme c’était le cas au début à Disney et ça va encore augmenter. La semaine du 7 juin, nous devrions recevoir 10 000 doses. On devrait atteindre les 2000 piqûres quotidiennes à la mi-juin. Notre organisation est prête. »
Le site dispose d’une capacité maximale de 16 lignes de vaccination, mais il n’en a ouvert qu’une dizaine pour le moment. A l’entrée, peu d’attente, même si les gens sont au rendez-vous. C’est le signe d’une mécanique manifestement bien huilée.
« C’était très rapide, confirme Laura, 19 ans, de Fontainebleau. J’attendais de pouvoir me faire vacciner avec impatience, comme le reste de ma famille, histoire de se revoir sereinement lors des fêtes. » Natacha, 20 ans, et Théo, 23 ans, ont fait la route depuis Saint-Fargeau-Ponthierry. Pas forcément convaincu à 100% à la base, ils sont venus « parce que cet été, on part en Italie et donc, ce sera plus simple pour le voyage ».
Ayman, 19 ans, a suivi l’exemple de ses parents et de son frère, tous déjà vaccinés. « Il y a un moment où ça va être obligatoire pour pas mal de choses cet été, assure-t-il. Il y a une possibilité de le faire maintenant, autant y aller. » La plupart de ses copains ne viendront pas. « A notre âge, on se dit qu’on craint moins, indique le garçon, venu de Dammarie-les-Lys. Peut-être qu’il faudrait faire comme aux Etats-Unis et proposer aux jeunes quelque chose en échange, comme une tombola ? »
« J’ai souvent mal à la tête, c’est pas grave ? Y a pas de séquelles ?, lance-t-il au pompier qui s’apprête à lui administrer sa dose. Nicolas le rassure. « Ce sont souvent les mêmes questions qui reviennent, raconte cet adjudant de la caserne de Champagne-sur-Seine, qui a été formé en une demi-journée pour faire partie des 100 pompiers vaccinateurs de Seine-et-Marne. On nous demande aussi si c’est bien du Pfizer. »
L’ouverture de ce second centre de vaccination à grande capacité a entraîné la fermeture du centre communal de vaccination qui avait ouvert le 18 janvier au gymnase Lagorsse. Plus de 27 000 personnes y ont été vaccinées. A noter que, depuis le lundi 31 mai, un nouveau centre, dépendant du Groupe hospitalier du sud Ile-de-France à Melun, a ouvert ses portes à Tournan-en-Brie.
100 000 doses par semaine en Seine-et-Marne la deuxième quinzaine de juin
Désormais, la préfecture recense officiellement 17 centres, dont les deux vaccinodromes, et compte deux centres non-permanents à Torcy et Dammartin-en-Goële. La semaine du 31 mai, le département a reçu plus de 71 000 doses et elle en dispose de 83 000 cette semaine. « Nous nous préparons à pouvoir injecter jusqu’à 100 000 doses par semaine lors des deux dernières semaines de juin, assure-t-on en préfecture. Elle concède toutefois qu’il y a un petit fléchissement dans certains centres mais elle affirme « qu’aucune dose n’a été perdue ».
Depuis janvier et jusqu’au 30 mai, selon les données de la CPAM, 78,6% des plus de 75 ans qui habitent en Seine-et-Marne ont reçu leur première dose, contre 77,2% des 65-74 ans, 65,2 % des 55-64 ans et 21,1% des moins de 55 ans. Sur l’ensemble de la population vivant dans le département, 34,8 % ont reçu leur première injection et 13,1% ont eu leur deux piqûres.