657 000 doses de vaccin injectées en Seine-et-Marne : le préfet appelle les moins de 55 ans à se mobiliser tout l’été
« Le président de la République a dit que le pays était en guerre. On ne peut pas perdre cette dernière bataille. On ne lâchera rien ». Comme l’indiquait ce mardi matin Bruno Maestracci, le patron des pompiers de Seine-et-Marne, l’heure est à la mobilisation pour convaincre les plus jeunes et les hésitants qui n’ont pas encore été vaccinés contre le Covid-19. « La campagne est de plus en plus active et il y a une hausse exponentielle de notre capacité vaccinale, a assuré Thierry Coudert, le préfet de Seine-et-Marne. Nous sommes passés de 11 000 doses par semaine en janvier pour arriver à 100 000 à partir de mi-juin. » A la date du 5 juin, 657 000 doses ont été injectées.
Hospitalisations, nouveaux cas… les statistiques dégringolent
Le représentant de l’Etat a indiqué que 15 des 17 centres du département seront ouverts cet été. Le message est clair : il n’y aura pas de problème pour avoir sa seconde injection pendant les grandes vacances. Aujourd’hui, 77 % des plus de 65 ans ont eu droit à leur première piqûre, contre seulement 21 % des moins de 55 ans. C’est donc surtout ces derniers que veulent inciter les autorités à se rendre au plus tôt dans les centres. L’objectif affiché : « atteindre l’immunité collective pour retrouver notre mode de vie habituel », comme le souligne Delphine Camano, la directrice adjointe départementale de l’Agence régionale de santé (ARS).
« On le voit, le nombre de décès a fortement diminué chez les plus de 75 ans, a-t-elle rappelé, précisant tout de même qu’à la date du 4 juin, le Covid a tué 2016 hommes et femmes en Seine-et-Marne. La situation sanitaire s’améliore régulièrement avec un taux d’incidence qui est désormais à 89,4 nouveaux cas pour 100 000 habtiants, alors que début avril, il était aux alentours de 700. Le taux de positivité baisse également pour atteindre désormais 2,9 %. »
Dans les hôpitaux du département, la pression a aussi baissé d’un cran. « Au 5 juin, il y avait 268 patients hospitalisés à cause du Covid, soit 78 de moins que la semaine précédente. Autre chiffre à cette date : 81 personnes se trouvaient en réanimation. » Une tendance à la baisse que confirme Dominique Peljak, le directeur du groupe hospitalier sud Ile-de-France (Ghesif). « Chez nous, nous avons encore 25 personnes hospitalisées et 5 en réanimation », précise-t-il.
« On a hâte de pouvoir commencer à vacciner les ados »
Le docteur Claire Siret, la présidente du Conseil départemental de l’ordre des médecins, a également mis en avant la nécessité de se faire vacciner. « C’est la seule solution, a-t-elle martelé. L’immunité collective est un enjeu majeur et il ne faut pas attendre le mois de septembre. Tout le monde peut faire des formes graves. Il y a encore quelques semaines, l’âge moyen des patients en réanimation était de 56 ans. » Pour accueillir au mieux cette population active, les centres de vaccinations du département ont adapté leurs horaires avec des créneaux ouverts en soirée et le week-end.
Mais il n’y a pas que les plus de 18 ans que les autorités espèrent convaincre. A compter du 15 juin prochain, Emmanuel Macron a annoncé que les mineurs à partir de 12 ans pourront bénéficier du Pfizer, le vaccin le plus utilisé en Seine-et-Marne (75 % des doses, contre 13 % pour l’AstraZeneca). « Outre les bénéfices indirects sur l’immunité, cela réduira l’impact sur les fermetures de classes, dont on sait l’importance pour la santé et le maintien du lien social. » Jeudi dernier, le rectorat d’académie de Créteil recensait 132 classes fermées (sur 442 dans l’académie) sans pour autant qu’une seule école, un collège ou un lycée ferme dans le département.
« On a hâte de pouvoir commencer à vacciner les ados », conclut Dominique Peljak. Enfin, si la vaccination est une priorité, le respect des gestes barrière n’est pas oublié. Le préfet vient d’ailleurs de prolonger son arrêté imposant le port du masque à l’extérieur dans tout le département jusqu’au 30 juin prochain.