La justice reconnaît le contrôle au faciès de trois lycéens d’Epinay, l’Etat condamné
Cela faisait quatre ans qu’ils menaient ce combat. Ce mardi, la Cour d’appel de Paris a estimé que les trois anciens lycéens d’Épinay-sur-Seine, contrôlés par des policiers à la gare du Nord au retour d’un voyage scolaire à Bruxelles le 1er mars 2017, avaient bien été victimes d’une discrimination. Une « faute lourde de l’Etat » selon la justice. Fin 2018, le tribunal de grande instance de Paris avait pourtant débouté ces trois jeunes français d’origine comorienne, marocaine et malienne et âgés de 17 ou 18 ans au moment des faits, qui se disaient victimes d’un contrôle au faciès lors de cette sortie scolaire.