Tours accueille l’école de cuisine de Thierry Marx
Un nouvel établissement prendra place entre 2023 et 2024 au sein d’un îlot en reconstruction du quartier difficile du Sanitas, non loin du centre-ville tourangeau. Baptisé « Cuisine mode d’emploi », il fera partie d’un réseau d’écoles culinaires cofondé en 2012 par Thierry Marx. Au programme, des formations de 11 semaines destinées à des publics en décrochage scolaire ou éloignés de l’entreprise. Les promotions sont limitées à une dizaine de participants. Récompense de ce cursus éclair, un diplôme reconnu par l’État avec un emploi à la sortie dans 90 % des cas, selon le site Internet de l’école.
Pour ce faire, les formations à la cuisine sont généralistes et de qualité. Dix centres ont déjà pignon sur rue en 2021, notamment à Grigny (Essonne), à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne), à Toulouse (Haute-Garonne), à Dijon (Côte-d’Or) et à Marcq-en-Barœul (Nord). Le réseau d’écoles, incluant celle de Tours (Indre-et-Loire), doit en principe doubler d’ici cinq ans. L’installation d’une formation « Cuisine mode d’emploi » constitue le volet solidaire du dispositif imaginé autour du label de Cité internationale de la gastronomie par la nouvelle municipalité PS-EELV.
Le public et les chercheurs en gastronomie accueillis à la villa Rabelais

Prenant le contrepied de l’équipe précédente, qui n’était pas parvenue à le faire aboutir, elle s’est saisie rapidement du dossier. À la clé, la mise en avant de deux lieux totems, tournés vers la bonne chère mais aussi l’enseignement et la recherche autour de la nourriture. La villa Rabelais, hôtel particulier début de siècle hébergeant l’Institut européen d’histoire et des cultures de l’alimentation (IEHCA), a été rénovée pour accueillir également le grand public à partir de début juin.
Sur quelque 600 m², la nouvelle Maison des cultures gastronomiques se présente comme un mini-Beaubourg gourmand. Elle déploie une médiathèque garnie d’un fonds de 450 ouvrages. Des espaces sont également prévus pour organiser expositions, animations, manifestations et conférences autour de l’alimentation. La vocation pédagogique de la villa Rabelais s’exprime aussi par la promotion des produits végétaux issus du terroir tourangeau, légumes et fruits au premier chef.
Un incubateur de restaurants et une cave de dégustation aux Halles

Cette volonté de la ville de replacer la consommation de produits locaux et sains dans les assiettes est illustrée concrètement par le projet de réaménagement des Halles de Tours. Vitrine des savoir-faire artisanaux, haut lieu de la gastronomie et du goût, cet édifice construit sur trois niveaux dans les années 1960 par l’ancien maire Jean Royer, verra ses étages vides, soit près de 2 000 m², entièrement remodelés.
À la clé, l’installation de nouveaux espaces dédiés à la gastronomie. Des ateliers de cuisine, un incubateur de restaurants, un espace cave-dégustation font notamment partie des pistes envisagées pour renforcer l’attractivité des Halles. Ce chantier très ambitieux, prévu pour voir le jour progressivement de 2022 à 2024, nécessitera un budget de deux millions d’euros. Le prix à payer pour que Tours fasse réellement valoir son statut de Cité internationale de la gastronomie.