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Montpellier : il avait étranglé sa femme lors de jeux intimes, un homme mis en examen pour meurtre

Terrible coïncidence du calendrier. Lundi, Raphaël Balland, le procureur de la République de Béziers, demandait pour lui comme pour chaque parquet a minima et immédiatement un assistant spécialisé ou un juriste assistant spécifiquement dédié au suivi des procédures de violences conjugales, rapporte France Bleu. Ce mardi, un homme de 50 ans a été mis en examen mardi pour homicide volontaire, aggravé par la qualité de concubine de la victime, après la découverte dimanche du corps de sa conjointe sur le lit de l’appartement du couple, a-t-on appris auprès du parquet de Montpellier.

Dimanche, au petit matin, les services de police avaient été appelés par le quinquagénaire leur signalant le décès de sa compagne. Il avait alors raconté aux agents « l’avoir étranglée dans le cadre de jeux intimes consentis sur fond d’alcool ». L’autopsie a eu lieu dans la journée de ce lundi à l’institut médico-légal de Montpellier, détaille Midi Libre.

Sur place, des bouteilles d’alcool fort ont été retrouvées vides, dans un « logement peu investi ». Le corps de la victime gisait sur le lit, a précisé le parquet. Selon les courtes déclarations du compagnon recueillies sur les lieux, ce dernier « qui paraissait sidéré » se rappelait « avoir étranglé (sa compagne) » lors de relations intimes.

Aucune trace de lutte sur le corps de la victime

Placé en garde à vue prolongée depuis dimanche, le compagnon a ensuite confirmé ses premiers propos « se décrivant avec sa compagne comme un couple uni quoique dysfonctionnel pour avoir été déjà condamné ensemble pour des faits d’infraction à la législation sur les stupéfiants », a relaté la même source. Il a été placé en détention provisoire ce mardi.



Lors de l’autopsie pratiquée lundi, aucune trace de lutte n’a été relevée. Si l’examen a permis de déceler des « stigmates internes d’une strangulation », la victime ne présentait pas de trace autour du cou, ni de traumatisme sanglant, « le décès pouvant remonter à plusieurs heures », a indiqué le parquet.

Lundi, le procureur Raphaël Balland rappelait que sur les 817 dossiers de violences volontaires jugées par le tribunal correctionnel de Béziers entre 2018 et 2019, 86 % des auteurs de violences conjugales étaient sous l’emprise de l’alcool ou de produits stupéfiants, ou des deux à la fois. Dans ce communiqué, il explique que si le ratio « nombre de magistrats du parquet pour 100 000 habitants » de la moyenne des 47 pays du Conseil de l’Europe était appliqué en France, « nous devrions être 36 magistrats au parquet de Béziers et non pas seulement 9, et les effectifs du greffe devraient être doublés. »