Sur le terrain, les Parisiens ont enchaîné les succès, six de suite, arrachant du même coup le droit d’aller défier le Racing 92 dans sa salle de Paris La Défense Arena, ce vendredi soir, lors d’un barrage d’accession aux demi-finales qui fait saliver le rugby francilien et sans doute bien au-delà. En coulisses, le club de la capitale mène un tout autre combat, selon nos informations.
Touché par les mesures liées à la crise sanitaire qui ont découlé de la pandémie de Covid-19, comme les matchs à huis clos, et une perte d’exploitation qui se chiffre en millions d’euros, le Stade Français s’est tourné dès le premier semestre 2020 vers son courtier en assurances de l’époque Oviato, récemment racheté par Aon. Ce dernier lui aurait alors annoncé qu’il ne bénéficiait d’aucune assurance à ce titre. Les dirigeants parisiens ont fini par découvrir qu’un ancien contrat garantissait les risques liés à l’annulation des matchs, mais qu’il aurait été résilié… il y a six ans.
Assistée d’un cabinet d’avocats, la direction du Stade Français a tenté d’en savoir plus mais n’a obtenu aucun document, aucune réunion et surtout, aucune correspondance avec son courtier, qui gère pourtant ses assurances. Pour le club de la capitale, la situation est ubuesque : son courtier, qui perçoit des honoraires, est censé le conseiller et l’informer des conséquences d’un changement d’assurance, pas d’assister passivement à la diminution des garanties du club sans l’avertir des risques encourus.
Aon a semble-t-il adopté une position dure et ne souhaite lui accorder aucune indemnisation. D’où le lancement d’une procédure par le Stade Français contre son assureur. Contactée, la direction du Stade Français n’a pas souhaité répondre à nos questions.
