Le match sentait la poudre. Mais c’est en coulisses qu’il a donné lieu à des comportements plutôt étonnants. Castres-Toulon, duel qui aurait pu être décisif en vue de la qualification pour la phase finale, s’est joué samedi dernier devant un millier de spectateurs au stade Pierre-Fabre de Castres. Les Tarnais se sont largement imposés (46-24), mais les deux équipes ont finalement été éliminées et ont laissé les deux derniers tickets pour les barrages à Clermont et au Stade Français.
Selon des informations de La Dépêche, le contexte, dès le départ, n’a pas plu du tout au président varois, Bernard Lemaitre, qui aurait fait appeler la police quelques minutes avant la rencontre par son directeur pour dénoncer la présence des supporteurs castrais dans les tribunes. Si la jauge de 1000 spectateurs ne posait pas problème et semblait bien respectée, l’ensemble du territoire restait sous un couvre-feu à 21 heures, au moment du coup d’envoi. Des policiers se sont donc déplacés et ont procédé à des contrôles. Il s’est avéré que les supporters, partenaires ou joueurs du centre de formation présents dans les gradins possédaient bien une attestation dérogatoire les autorisant à être présents.
«Des agissements personnels déplacés et ridicules»
Le président du Castres olympique, Pierre-Yves Revol, a réagi avec dépit : « Que voulez-vous, Toulon est un grand club, mais son président semble avoir des codes bien particuliers. Entre ses interventions auprès de son entraîneur sur le banc de touche durant le match, qui ont beaucoup amusé et un peu sidéré le public, et ses tentatives de faire interdire le public dûment habilité, il a fait très fort ! Mais bon, tout ça, pour moi, ce n’est pas Toulon, même si c’est lui qui représente actuellement le club. Ce sont des agissements personnels déplacés et ridicules. Je n’ai même pas besoin de joindre mes amis toulonnais, anciens dirigeants ou joueurs, pour savoir ce qu’ils en pensent. Je le sais bien… »
Le club varois, qui a confirmé dans ses fonctions son manager Patrice Collazo malgré l’échec sportif, va désormais devoir se reconstruire et polir son image, quelque peu ternie par cette dénonciation pas franchement fair-play.
