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« Il m’a giflée » : à Arcueil, une candidate de la droite aux départementales porte plainte contre un militant Lutte Ouvrière

Sa voix tremble encore sous le coup de l’émotion. Syndie Debarre (SE), candidate de la droite et du centre aux élections départementales sur le canton d’Arcueil-Cachan, se remet doucement de l’agression qu’elle affirme avoir subie mercredi en fin d’après-midi à Arcueil. Elle a déposé plainte ce jeudi matin au commissariat.

Vers 17 heures, elle se trouvait sous le pont de la gare RER de Laplace avec deux jeunes militants pour coller des affiches de son binôme et de Valérie Pécresse, candidate aux régionales, sur les panneaux dédiés à l’affichage libre. Arrive alors Robert Larchet, un militant du parti Lutte Ouvrière. L’homme n’est pas inconnu à Arcueil puisqu’il y a été candidat aux municipales l’an dernier.



« Immédiatement, il s’est mis à nous reprocher de coller nos affiches, estimant qu’on était trop médiatisés, qu’on avait trop de budget pour les affiches, que c’était anti-démocratique », raconte Syndie Debarre. « Elle était en train de recouvrir toutes les affiches présentes dont les deux miennes, justifie Robert Larchet. Je lui ai expliqué qu’ici il y avait une entente tacite : on ne se recouvre pas mutuellement, on laisse à chacun sa part d’expression, surtout pour les petits partis comme nous qui n’avons pas la même médiatisation ni les mêmes moyens pour nous faire entendre. »

« Frapper quelqu’un pour une affiche »

Mais l’échange s’envenime rapidement. Robert Larchet s’énerve : « Il m’a tordu le bras, m’a giflée et m’a bousculée violemment, raconte Syndie Debarre. J’étais extrêmement choquée. Je pleurais. Des témoins le retenaient puis l’ont mis à l’écart. » Un des jeunes militants s’est également interposé pour défendre la candidate. Enfin la police, prévenue, est arrivée très vite. « C’est seulement une campagne électorale, on n’est pas obligé de frapper quelqu’un pour une affiche », confie la candidate.

« Je ne lui ai pas donné de gifle »

Robert Larchet se défend : « Je ne lui ai pas donné de gifle. On s’est bousculés, oui, mais sans violence », assure-t-il. Le militant reste droit dans ses bottes : « J’essayais de lui expliquer de laisser des espaces d’expression pour les autres. Mais elle se mettait devant le panneau. Si tout le monde faisait comme elle, ce serait la loi du plus fort et du plus riche qui l’emporterait. Par exemple, le PCF est passé dans la soirée, il a collé ses affiches mais il a laissé celles d’autres candidats, lui. À Arcueil, on stoppe la course à l’affichage à travers un respect mutuel entre les partis. »