Comme un symbole. Après l’annulation de tous les événements sportifs à cause de la crise sanitaire, les Parisiens vont pouvoir rechausser leurs runnings pour une course en plein cœur de la capitale à l’occasion de la Journée olympique. Rendez-vous est donc donné le 23 juin. Les inscriptions, gratuites, ouvrent ce jeudi.
« Ce n’est pas une course avec un défi sportif faramineux. Même moi qui ne suis pas en très bonne forme, je pourrais la faire plusieurs fois, s’amuse Pierre Rabadan, adjoint à la maire de Paris en charge du sport, des Jeux olympiques et des Jeux paralympiques. Mais cela demeure une très bonne nouvelle. »
Entre le pont d’Iéna, point de départ, et le Grand Palais éphémère, seuls 2024 mètres seront en effet à parcourir. A pied ou à vélo, d’ailleurs. Car l’objectif est avant tout de « remobiliser les Parisiens ainsi que l’ensemble du public français pour les JO, qui se rapprochent, appuie Pierre Rabadan. L’olympiade parisienne débutera à la rentrée, après les Jeux paralympiques de Tokyo. Nous avons donc souhaité toucher le plus large public possible. Adultes, enfants… »
Mais pour obtenir son dossard, mieux vaut s’y prendre dès maintenant. Car si la vie reprend peu à peu son cours normal, l’organisation demeure contrainte. Les départs se feront en six vagues de 500 coureurs seulement, entre 14 heures et 19 heures. De quoi respecter une distance de sécurité nécessaire, 4 mètres carrés par coureur. Dans le sas de départ ainsi qu’à l’arrivée, les masques seront par ailleurs obligatoires.
Un message d’espoir pour les autres événements sportifs
Cette course offre aussi des perspectives réjouissantes pour les sportifs. Comme ceux ayant prévu de participer au marathon de Paris, programmé le 17 octobre prochain après moults reports, et qui ne vont pas tarder à débuter leur préparation.
« Elle marquera, je l’espère, le retour des évènements sur l’espace public à Paris. Dès cet été, d’ailleurs, au Trocadéro, avec un site dédié au basket, aux Jeux olympiques et paralympiques, rappelle Pierre Rabadan. Nous sommes extrêmement sollicités par les organisateurs d’événements sportifs. Les discussions ont repris avec la préfecture. Mais il faut garder de la mesure. Nous allons surveiller l’évolution de l’épidémie. Et espérer qu’avec la vaccination, il n’y ait pas un retour en arrière après l’été. »
