« Des bagarres d’une grande violence, avec des tessons de bouteille, des attroupements bruyants, des toxicos complètement défoncés et errant comme des fantômes, qui urinent et même défèquent sous nos fenêtres ou devant la loge de la gardienne, des femmes qui hurlent à la mort. » Depuis plusieurs semaines, la place Henri-Frenay, juste derrière la gare de Lyon (XIIe), bordée d’immeubles de logements sociaux plutôt chics, propriété de la RIVP (Régie immobilière de la ville de Paris), est occupée par des jeunes migrants « fraîchement arrivés », dont des mineurs isolés, certains chassés de la Goutte d’Or (XVIIIe), toxicomanes et sans abri. « Un policier nous a dit : Bougez-vous avant que votre place ne se transforme en Stalingrad bis ! » lâche Léa (le prénom a été modifié).
Crack à Paris : ils ne veulent pas d’un «Stalingrad bis» dans le XIIe
