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«Merci Macron» : le public de Roland-Garros a été autorisé à rester au match Nadal-Djokovic malgré le couvre-feu

« Merci Macron, Merci Macron ». Cette fois pas de couac ni de polémique ! A la place… une immense ferveur populaire. Alors que mercredi dernier, pour la dernière session nocturne du tournoi les spectateurs avaient été obligés de quitter le court Philippe-Chatrier avant la fin du match entre Djokovic et Berrettini en raison du couvre-feu sanitaire à 23 heures, ils ont pu cette fois rester jusqu’au bout du bras-de-fer homérique en demi-finale du tournoi entre Rafael Nadal et Novak Djokovic.

La bonne nouvelle est tombée à la fin du 3e set remporté au tie-break par le Serbe. Il est alors 22h39 sur les horloges du stade et la majorité des 5000 spectateurs présents pensent qu’on va leur annoncer de quitter les lieux en raison du couvre-feu. Un sentiment renforcé par le départ de Djokovic pour les vestiaires. Mercredi, afin de faciliter le départ du public, les deux joueurs avaient dû quitter le court. Mais au lieu de leur demander de descendre des tribunes, Marc Maury, le speaker du tournoi, leur livre la bonne nouvelle : « En accord avec les autorités nationales, le public est autorisé à rester jusqu’à la fin du match ». Il doit s’y reprendre à plusieurs reprises avant que le public, qui s’attendait au message contraire, comprennent. Oui les fans pourront assister à la fin de la demie. Un moment historique dont ils se rappelleront pendant de nombreuses années et qu’ils raconteront à leurs enfants ou petits-enfants. Les téléphones sont sortis pour immortaliser la soirée. Une dérogation surprise logiquement accueillie par les vivats des spectateurs. Dans la tribune présidentielle, Gilles Moretton serre et les poings et savoure. Alors qu’on lui reprochait d’avoir céder aux diktats des télés, le nouveau président de la Fédération Française de tennis tient son premier succès populaire.

« C’est formidable de nous permettre d’aller au bout, applaudit Moretton. L’organisation de Roland-Garros remercie l’Elysée, Matignon et le gouvernement. Il fallait faire une telle demande. » La dérogation obtenue par la Fédération Française de football mardi denier pour accueillir du public au Stade de France a peut-être pesé dans la balance. Le fait que les spectateurs présents aient tous le pass sanitaire aussi.

Alors que le stade chantait des « on ne bouge pas, on ne bouge pas » et réclamait la démission de Guy Forget, directeur du tournoi, quelques minutes auparavant, cette fois c’est la liesse qui s’empare des tribunes. « C’est une super nouvelle, on se préparait à partir quand on a entendu le message, sourit Niels, 18 ans. C’est l’un des meilleurs matchs que j’ai vu de ma vie et j’aurais été déçu de ne pas voir la fin. Il y a une superbe ambiance. C’est génial d’avoir le droit de rester jusqu’au bout. » « Je pensais que le speaker allait nous dire de partir, tout le monde le huait et on s’est rendu compte après qu’il nous disait qu’on pouvait rester, apprécie Antoine, 21 ans. C’est génial mais si c’est aussi un super coup de com de Macron ou du gouvernement. C’est bien avant les élections régionales. »