Disneyland Paris rouvrira ses portes le 17 juin prochain
Les inconditionnels de l’univers Disney ont enfin une date à cocher dans leur calendrier avec l’annonce de la réouverture de Disneyland Paris le 17 juin prochain. Après deux reports, le premier parc d’attractions européen et ses hôtels ouvrira ses portes aux visiteurs, qui pourront découvrir la nouvelle attraction « Cars Road trip » qui transportera les visiteurs dans l’univers des films d’animation « Cars » et réserver dès le 21 juin une chambre au Disney’s Hotel New York – The Art of Marvel, rénové pour plonger dans l’univers de la célèbre franchise de comics.
Une réouverture pour laquelle le parc se préparait depuis de nombreux mois. À l’image de son attraction emblématique du château de la Belle au Bois Dormant, le parc Disneyland Paris, à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne), semble assoupi depuis qu’il a été contraint de fermer ses portes au public le 29 octobre dernier. Mais il ne faut pas se fier aux apparences, derrière ces portes closes de nombreux salariés s’affairent pour continuer à assurer l’entretien du parc d’attractions ou sur les chantiers de rénovation des attractions.
Sur les quelque 14 000 salariés en CDI qu’emploie le célèbre parc d’attractions, près d’un millier de « Magic keepers » (NDLR : gardiens de la magie, en anglais) continuent leur travail quotidien de maintenance, de sécurité ou d’horticulture. Ils sont épaulés par 3 000 autres salariés qui poursuivent leur activité en télétravail, pour que le parc puisse rouvrir avec toutes ses nouveautés comme s’il n’avait jamais fermé ses portes.
Maintenance, travaux sur les attractions et horticulture
« Nous n’avons pas arrêté de travailler. Depuis le mois de mars, 50 % de nos équipes travaillent sur place pour entretenir les 400 ha d’espaces verts et fleuris et assurer la gestion de l’irrigation », explique Pierrick Paillard, manager en charge de la supervision de l’équipe horticulture. « Nous avons la charge du plus grand jardin d’Europe avec près de 35 000 arbres et jusqu’à un million de fleurs plantées certaines années, ainsi que 10 000 km d’irrigation, 45 000 arroseurs mais aussi 35 ruches et des nichoirs pour les oiseaux sauvages », précise le responsable qui a débuté comme simple jardinier à l’ouverture de Disneyland en 1992. Aujourd’hui, il est à la tête de 130 jardiniers et paysagistes.

Cette nouvelle fermeture contrainte, la seconde depuis mars 2020, est l’occasion pour les équipes des parcs d’avancer sur des chantiers de futures attractions, comme « Cars Road Trip ». Elle a nécessité de remodeler le décor du « Catastrophe Canyon » de l’ancien Studio Tram Tour du parc Walt Disney Studios. Ou encore de refaire les décors floraux extérieurs des parcs et des hôtels, notamment de la célèbre attraction « It’s a small world ».
« La fermeture au public nous a permis d’achever des travaux en attente et notamment de retravailler deux massifs restants sur cette attraction, qui compte 2 000 fleurs en tout. Nous avons pu faire un travail plus en profondeur sur les sols que si les visiteurs étaient présents. Les gens ne se doutent pas de tout le travail nécessaire et les nombreux acteurs derrière cette magie », confie Manon Hazebroucq, chargée du projet qui a imaginé le nouveau décor floral de l’attraction et notamment de sa pendule iconique.
Plus de 500 arbres, comme des érables champêtres, des épicéas du Colorado ou encore des séquoias géants et d’autres grands arbres acheminés par convois exceptionnels, ont aussi été plantés pour aménager la future attraction « Cars Road Trip » .

Une organisation du travail adaptée
Mais la fermeture au public permet aussi aux différentes équipes d’adapter leur organisation de travail. « En temps normal lorsque le parc est ouvert aux visiteurs nous sommes un peu des travailleurs de l’ombre car nos équipes de jardiniers travaillent la nuit ou très tôt dès cinq heures du matin, avant de basculer sur les espaces verts des hôtels. En l’absence des visiteurs, l’amplitude horaire est plus importante. Au lieu de débuter aux aurores on commence plutôt vers 7 ou 8 heures. C’est plus agréable de travailler avec la lumière du jour et cela nous permet de gagner en efficacité », confie Pierrick Paillard.
Une quiétude qui suscite des sentiments mêlés parmi les salariés. « C’était certes mieux de pouvoir monter à la lumière du jour les parties les plus compliquées du décor floral, comme des voliges en forme de losanges de huit mètres de long. On peut ressentir parfois un sentiment agréable d’avoir le parc rien que pour nous, mais c’est triste de voir cet endroit vide. Le sel de notre métier ce sont les périodes de plantation de nuit. Cela me manque et j’ai hâte de les reprendre et de voir dès le lendemain les réactions des visiteurs », se projette Manon Hazebrouck.