À moitié dévêtue, Amandine est allongée depuis de nombreuses heures déjà, sur la table de la tatoueuse, dont les aiguilles la piquent inlassablement. « C’est une cliente parfaite, elle est complètement immobile », glisse la professionnelle, sans quitter son dos du regard. Sur sa peau, des coquelicots rouge vif ont déjà fleuri, on aperçoit la silhouette d’un oiseau, tracé à l’encre noire. Ce tatouage, cela fait près d’un an que cette Parisienne en rêvait. « Je sais que je suis très peu tatouée, mais j’avais envie d’une grosse pièce, souffle-t-elle. C’est symbolique, je voulais montrer mon changement de vie… »
«On sent que les gens se lâchent vraiment» : avec le déconfinement, les tatouages aussi se réinventent
