Alors que la plupart des joueurs de l’Euro 2021 posent un genou à terre avant chaque match pour lutter contre le racisme, l’attitude de Marko Arnautovic, dimanche, a soulevé une vague d’indignation. Après avoir inscrit le 3e but de l’Autriche face à la Macédoine du Nord, l’attaquant du Shanghai SIPG s’est retourné vers l’un de ses adversaires pour hurler et former un zéro avec ses doigts. Hors de lui, il s’est mis à frapper sa poitrine. David Alaba s’est précipité vers lui pour tenter de le faire taire et de le calmer.
Selon un tabloïd serbe, Arnautovic visait Ezgjan Alioski, le latéral gauche macédonien d’origine albanaise qui aurait notamment insulté sa mère. La scène a enflammé les réseaux sociaux et certains ont demandé la suspension de l’attaquant de 32 ans à la réputation sulfureuse.
Pour tenter d’éteindre l’incendie, Arnautovic s’est présenté face aux médias lundi. Il a nié tout acte raciste et a même présenté ses excuses. « Je ne suis pas raciste, je ne l’ai jamais été, assure-t-il. Je présente mes excuses à toutes les personnes que j’ai pu heurter. Excusez-moi. J’ai réagi avec mon cœur, mais il n’y a rien de politique dans tout ça. Je ne suis pas raciste et je ne serai jamais raciste. » Pour expliquer son attitude, il évoque « une bataille de mots » entre lui et les joueurs de Macédoine du Nord. « Cela fait partie du jeu », plaide-t-il maladroitement.
Le directeur sportif de l’équipe d’Autriche, Peter Schöttel, a pris la défense de son imposant attaquant (1,92 m), passé notamment par l’Inter Milan, Stoke City et le Werder Brême.
« Le trash talking fait partie du football. Il y a 30 ou 40 ans, mon adversaire ne me disait parfois rien de gentil, et moi non plus. La chose la plus importante est que Marko a clairement indiqué qu’il n’avait rien à voir avec la politique. La deuxième chose est que cela a été clarifié après le match. Le problème a été résolu, ça continue. » L’UEFA n’a pas communiqué sur ce dossier.
