Bussy-Saint-Georges: le gérant avait détourné 43 000 euros en profitant des aides de l’Etat
Il a joué, il a perdu. Un habitant de Bussy-Saint-Georges, âgé d’une soixantaine d’années, absolument inconnu de la police et de la justice, a tenté de profiter des aides de l’Etat, octroyées pour lutter contre les conséquences économiques de la pandémie de Covid 19.
Il a été rattrapé par la patrouille puisqu’il vient d’être condamné à huit mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Meaux, dans le cadre du plaider-coupable, pour escroquerie, faux et usage de faux. Il a en outre écopé d’une interdiction de gérer pendant deux ans.
C’est à la suite de signalements émanant de la Direccte (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) et de la DGFiP (Direction générale des finances publiques) que la Police judiciaire de Meaux a été saisie.
43 000 euros saisis sur les comptes bancaires
Les enquêteurs de la section économique et financière et leurs collègues du GIR (Groupe interministériel de recherches) ont ainsi découvert que ce gérant d’une société de VTC avait déclaré un salarié en juillet 2020, alors qu’en réalité, il travaillait seul depuis sa création, en 2019. Il avait même, de manière rétroactive, mentionné que l’embauche datait du mois de février. Une déclaration qui lui a permis d’encaisser un peu plus de 11 500 euros de chômage partiel pour un employé fictif.
Dans le même temps, il a obtenu 11 400 euros au titre du Fonds de solidarité, grâce à des documents comptables falsifiés, indiquant un chiffre d’affaires complètement farfelu. Une manoeuvre qui lui a également permis d’obtenir un prêt garanti par l’état (PGE) d’un montant de 20 000 euros.
C’est mardi que le Buxangeorgien a été convoqué dans les locaux de la Police judiciaire de Meaux. Avec son petit pactole, il avait commandé une jolie Mercedes de luxe. Il va devoir y renoncer. La somme de 43 000 euros – qui couvre l’intégralité de l’argent escroqué – a été saisie sur ses comptes bancaires.