Les futurs anges gardiens des plages du Calvados sont formés dans l’Eure
Malgré les 9 °C, un vent violent et avec une mer démontée, dix-sept candidats ont affronté samedi 3 avril la houle pour décrocher l’une des neuf places de sauveteurs en mer à pourvoir cet été dans les quatre postes de surveillance de la plage de Cabourg (Calvados). Un exercice qui s’est tenu sous la surveillance de l’association euroise SCB Sauvetage (Sporting Club de Bernay section Sauvetage Aquatique), agréée par la Fédération Française de Sauvetage et de Secourisme.
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Cela fait plus de vingt ans que la structure euroise s’occupe de sécurité aquatique : « Cela vient de mon mari maître-nageur, détaille la responsable technique, Vanessa Farre. Avec un bureau de huit bénévoles, nous gérons deux pôles. Celui de la formation, de l’initiation jusqu’au monitorat en passant par le Brevet de Surveillant de Baignade en piscine ou le Brevet National de Sécurité et de Sauvetage Aquatique (BNSSA) pour le milieu naturel. Et puis, celui de la sécurité nautique lors de grands événements comme les triathlons, l’Armada à Rouen (Seine-Maritime), les courses du Championnat de France et du Monde de Motonautisme, la transat Jacques-Vabre ou encore la Solitaire du Figaro. »
Opérationnel dès la première intervention
Il y a quelques années, le SCBS a commencé aussi à surveiller les plages de Honfleur et de l’intercommunalité Normandie Cabourg Pays d’Auge. Pour cette saison, les élus ont décidé de redonner la compétence à chaque ville, selon un dispositif validé par la Préfecture. L’association a conservé l’apport logistique (véhicules, bateaux zodiac, bouées, paddle, tenues) et le recrutement des sauveteurs en mer, reconnaissables à leur tenue rouge et jaune, pour les communes de Varaville et Cabourg.
Pour devenir un ange gardien des estivants, à la base, il faut un permis bateau, un permis voiture et le diplôme BNSSA. « Mais, pour la première fois cette année, après un entretien, on a voulu ajouter un test physique. On s’est rendu compte que ce qui pêche, c’est qu’ils ont tous le même diplôme, mais pas tous les mêmes conditions physiques. De plus, avec la crise sanitaire, les piscines fermées, certains n’ont pas pu assez nager », détaille Vanessa.
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C’est pour cela, qu’entouré des 25 % d’anciens – dont ceux qui ont deux ans d’expérience deviendront chefs de centres -, les postulants, « principalement des étudiants ou des anciens nageurs de compétitions », ont couru sur la plage lors d’un échauffement, nagé en mer avec des montées et descentes du bateau et effectué des exercices avec la bouée-tube et de secours à victime. « Ce n’est pas un stage commando, mais il faut qu’ils soient opérationnels dès la première intervention. Nous en recrutons cinq pour Varaville et neuf pour Cabourg sur une trentaine de candidats. »
Les meilleurs prendront leur poste du 1er juillet au 30 août pour 35h par semaine sur 5 jours. Ils seront rémunérés comme éducateur sportif par la commune. Lors de leur tour de garde, les sauveteurs en mer interviendront à « 80 % sur le sol. Il y a les difficultés dans l’eau, mais aussi les chutes, les coups de soleil ou encore les centaines d’enfants qui se perdent. Au total, à Cabourg, cela a représenté 1 500 soins en 2020 », complète la responsable technique.