Un policier sur quatre a des pensées suicidaires, selon une étude
C’est une étude qui confirme les difficultés psychologiques rencontrées par les forces de l’ordre. « Un quart des policiers » font face à des « pensées suicidaires » d’après la mutuelle MGP des forces de sécurité, dont les résultats d’une enquête menée auprès de 6000 agents menée en début d’année sont diffusés ce lundi par franceinfo et Le Monde.
Le taux de suicide dans la profession est deux fois plus élevé que parmi le reste des Français. Depuis le milieu des années 1990, plus de 1100 policiers sont passés à l’acte, soit une moyenne de 44 par an.
Les jeunes recrues sont les plus exposées
De manière générale, quatre policiers sur dix souffrent de « détresse psychologique ». Un quart des policiers ont songé au suicide dans l’année écoulée ou entendu des collègues envisager d’y avoir recours. Les jeunes recrues sont les plus exposées, ayant notamment du mal à cumuler vie professionnelle et vie privée. Les conditions de travail, qu’il s’agisse des tensions avec la population ou des rapports avec les collègues et la hiérarchie aggravent le phénomène.
MGP explique que la santé mentale des policiers est « corrélée aux conditions d’exercice du travail et à l’environnement professionnel ». Son président préconise de faciliter l’accès « aux consultations psychologiques ».