Les applaudissements sont assourdis par la jauge sanitaire. Seule une trentaine de personnes ont pu entrer dans l’amphithéâtre, rouge comme une salle de cinéma, de la direction de l’Administration pénitentiaire (Paris XIXe), ce mercredi 30 juin après-midi. Peu importe les fauteuils vides. Amine (le prénom a été changé), sur la scène, ne regarde que cette dame aux yeux pleins de larmes, recroquevillée comme un chat sur l’accoudoir cramoisi. Le jeune homme en noir, taillé comme un nageur à force de transpirer dans la salle de sport de la prison, penche la tête à gauche, regard tendre. Il ne parle pas, tout le monde entend. « Ça va, maman ? »
«Ce n’est pas de ta faute» : le cri d’amour d’un détenu à sa mère, victime de violences conjugales
