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Une histoire d’amour oubliée, un enfant caché… les secrets d’un père prisonnier de guerre

Peter ôte ses lunettes le temps d’essuyer une larme, et prend une profonde respiration : « Ich bin ein Cadiou, je suis un Cadiou. » En se réclamant, pour la première fois en allemand, puis en français, de ce patronyme breton, il a la gorge nouée. Ce nom, c’est celui de Jean. Ce père français qu’il n’a pas connu. Il y a encore quelques mois, Peter Engelke, qui vit à Berlin où il est né en 1942, ignorait presque tout de ses origines paternelles. Alors, en ce jour de décembre 2010, quand il prononce ces mots lors de la cousinade annuelle des Cadiou, à Plouvorn, dans le Finistère, il est ému mais heureux.