Jeep Elite : les adieux de Franck Le Goff, la victoire contre Monaco… une soirée forte en émotion à Nanterre

Il est apparu en dernier. Après avoir appelé les joueurs et le staff technique un par un sous les applaudissements des 1000 heureux supporters autorisés à s’asseoir en tribune, Franck Le Goff est apparu dans un rai de lumière d’une salle plongée dans le noir. Une dernière communion avec un public trop longtemps sevré de spectacle cette année en raison de la situation sanitaire. Entouré de ses deux fils, le fidèle bras droit de Pascal Donnadieu effectuait ses derniers pas sur le parquet du palais des sports Maurice-Thorez dans la peau d’un membre de cette équipe à part, avec laquelle il a vécu tant de succès. Au-delà de la belle victoire (86-79) sur Monaco, vainqueur de l’Eurocoupe en mai et principal prétendant au titre de champion de France, Nanterre a donc vécu une soirée intense, riche en émotions.

À 50 ans et après – au bas mot – 708 matchs professionnels au compteur, Franck Le Goff a décidé de donner une autre direction à sa vie et a dit « au revoir » au club. Ce n’est pas une page mais un long et riche chapitre qui se tourne à Nanterre avec le départ de Franck Le Goff. Le club et l’homme sont intimement liés, indissociables depuis tant d’années.

Après avoir coaché chez le club voisin de Rueil (Pro B) à la fin des années 1990, puis au Liban, à Saint-Etienne (Pro B) ou encore les joueuses de Sceaux (N1 puis accession en Ligue Féminine en 2005), Franck Le Goff est arrivé à Nanterre en 2005. Le club vient juste de découvrir le monde professionnel et la Pro B. Venu pour s’occuper des jeunes du club, il donne dès janvier 2006 un coup de main à son ami Pascal Donnadieu. Avec son parcours, il apporte sa riche expérience aux Nanterriens. Dès la saison suivante, le club fait une première entrée dans le grand monde avec un finale de Coupe de France perdue dans une salle qui s’appelle encore Bercy (devenue depuis l’Accor Arena) devant l’ogre Pau. Le début d’une incroyable épopée.

En 15 ans, Franck Le Goff a participé à toutes les campagnes victorieuses de Nanterre, remplissant son armoire à trophées d’un titre de champion de France (2013), de deux Coupes de France (2014 et 2017) et de deux trophées européens (2015 et 2017). Il avait prévenu Pascal Donnadieu samedi, à l’issue de la défaite à Cholet qui voyait les derniers espoirs de disputer les playoffs pour Nanterre s’envoler.



Un départ, une victoires et des trophées. Avant l’entre-deux du match, la pépite nanterrienne Victor Wembanyama (17 ans) avait en effet reçu le trophée LNB de meilleur jeune joueur de la saison des mains de Kevin Séraphin. L’ancien international et joueur NBA et ses 2,09 m semblait tout petit aux côtés des 2,19 m du minot nanterrien. Cette première récompense dans le monde professionnel n’est que la première d’une longue série. D’ailleurs, après le match, Wembanyama en avait déjà reçu un nouveau avec celui du trophée Thierry Rupert du meilleur contreur de la saison. Il faut profiter de ses apparitions sur le parquet de Maurice-Thorez avant qu’il soit aspiré par la NBA où il pourrait être le premier Français à être drafté à la première place.

NANTERRE – MONACO : 86-79

Les quarts-temps : 16-20, 29-27 ; 22-21, 19-11).

Nanterre : Reed (19 pts), Cordinier (4), Kaba (14), Wembanyama (6), Warren (21), puis Berhanemeskel (9), Bouquet (3), Motum (13), Conklin (6), Eyango Dingo, Rebic. Entr. : Donnadieu.

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