«FC Kita on n’en veut pas» : incidents à Nantes pendant la fête du maintien en Ligue 1

Une soirée au paroxysme des émotions. Dimanche soir, vers 22h45, des hommes cagoulés ont fait irruption au stade de la Beaujoire, où des joueurs et des salariés du FC Nantes célébraient le maintien du club en Ligue 1, malgré leur défaite contre Toulouse. Waldemar Kita et son fils Franck, les propriétaires et dirigeants du club depuis 2007, n’étaient plus sur place.

Selon deux des salariés présents, les individus, entre 15 et 40 selon les témoignages, seraient entrés dans le stade par un tunnel technique avant de monter, vers 22h45, sur la terrasse pour se confronter au personnel du club, une cinquantaine de personnes, qui célébraient le maintien. « FC Kita, on n’en veut pas ! », auraient-ils scandé. Trois assaillants ont réussi à pénétrer dans un salon vitré où des salariés s’étaient réfugiés. Dans la bousculade, des bouteilles et du matériel ont été cassés. Une femme qui assurait le service de restauration a été frappée et légèrement blessée. L’un des assaillants a été ceinturé par des salariés du club et remis aux forces de l’ordre.

Faux cercueil

Dans le même temps, des supporters opposés à la famille Kita ont dénoncé sur les réseaux sociaux, images à l’appui, le fait que des proches de la direction avaient récupéré et ramené au stade le cercueil du « FC Kita », pendant la fête improvisée sur la pelouse, avec bouteilles d’alcool et sono à fond, plusieurs heures encore après la fin du match. Ce faux cercueil avait été solennellement mis en terre près du stade par un millier de supporters avant le dernier match de Ligue 1 le 23 mai, en point d’orgue d’opérations contre le propriétaire. Comble de la provocation, à leurs yeux, Mogi Mayat et Bakari Sanogo, deux agents controversés très proches de Kita et honnis des supporters, sont allés déterrer le cercueil.

Les relations tendues depuis des années entre les Kita et les supporters se sont durcies cette saison, avec des manifestations anti-Kita avant chaque match, des campagnes sur les réseaux sociaux et les murs de l’agglomération. Après une saison calamiteuse, certains supporters disaient même souhaiter une relégation en Ligue 2 pour repartir de zéro.

Le club a annoncé son intention de porter plainte. Selon TéléNantes, la police a procédé à plusieurs interpellations.

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