L’incroyable destin du calice de l’abbé fusillé par la Gestapo
Une armoire normande éternelle s’impose à l’entrée de la chapelle de l’Accueil Saint-Michel à Paris (XIe), fief du « service de l’exorcisme ». À l’intérieur, une bouteille de vin de messe entamée, des réserves d’hosties, un ciboire abritant au moment de la communion les rondelles de pain sans levain. Un calice trône à proximité des purificatoires, ces linges blancs destinés à l’essuyer après usage. Il est en argent et en or. Son pied, orné d’une croix avec diamant incrusté. Au centre, un anneau en ivoire à l’effigie de la couronne d’épines du Christ, ici cerclée de fleurs de lys, permet de l’empoigner facilement.