Entre nuages et soleil, les Orléanais savourent leur première terrasse de l’année
Pour leur première terrasse de l’année, certains Orléanais ont réussi à passer entre les gouttes. Après une matinée frisquette et humide, le soleil s’est mis de la partie pour la pause déjeuner, et les clients n’ont pas boudé leur plaisir. « On essuie les tables entre les averses, mais tout le monde a le sourire, c’est l’essentiel », se réjouit la patronne du bar tabac la Pipe de Bois, dans le centre historique de la ville.
Juste à côté, au Volpone, Vincent et Élise finissent tout juste de déguster leur pizza. « On a posé notre journée pour profiter du moment, déjeuner dehors et faire du shopping. On en avait tellement envie », s’enthousiasme ce couple d’Olivétains. Dominique, le patron, apprécie lui aussi la réouverture : « Les gens sont là, ils jouent le jeu, et cela fait vraiment du bien de retravailler après six mois d’arrêt, même si j’ai dû supprimer une dizaine de tables et réduire l’effectif de moitié. »
En cuisine, c’est le rush
Un peu plus loin devant la cathédrale, Hélène et Julien sont venus en voisins au Lutetia. « On habite juste à côté et je suis en télétravail. C’est le café le plus proche de chez nous et il nous a beaucoup manqué. Je crois bien que j’ai eu de la chance car c’était la dernière table libre ! », sourit la quadragénaire avant de commander son croque-monsieur. À une table voisine, Fiona, 25 ans, une Berruyère embauchée depuis peu à la mairie d’Orléans, se contente de savourer un café et une cigarette en solo, « juste pour le plaisir du moment ».
En cuisine en revanche, c’est le rush. « Pas le temps, revenez plus tard », lance la patronne, un brin excédée. Même ambiance tendue place du Martroi, au Studio 16, dont la terrasse est bondée. « Ce n’est vraiment pas le moment », rétorquent les serveurs, débordés. À l’extérieur, les clients, eux, restent très zen en attendant qu’on leur trouve une table. « C’est tellement bizarre de voir du monde », s’amuse Agathe, qui est venue fêter les 23 ans de Benjamin. « Je crois que j’avais oublié que j’avais une vie… »