Ile-de-France : opération escargot des autocars

Ils ne veulent pas rester sans aide à la mesure de leurs pertes. Des autocaristes organisent ce mercredi une opération escargot en Ile-de-France afin de demander des aides spécifiques en raison de la pandémie de Covid-19.

Des manifestations ont eu lieu, en direction de Paris, sur les autoroutes A1 (La Courneuve), A4 (Collégien), et A13 (Saint-Cloud) et A6B (Le Kremlin-Bicêtre), signale Sytadin. Plusieurs dizaines de véhicules ont avancé à une vitesse réduite sur plusieurs voies de circulation.

Ces professionnels de la route rassemblés au sein du collectif des autocaristes indépendants ont commencé à rouler sur différents axes de la région capitale à partir de 9 heures. Comme l’a expliqué France bleu, ils tablaient sur 150 participants, répartis au départ de différents lieux : Roissy, Château de Versailles, Disney et Orly. Le but était de rejoindre à vitesse réduite, tout en laissant une voie de circulation libre, la porte d’Italie, puis le ministère de l’Economie, à Bercy, dans le 12e arrondissement de Paris.

L’objectif est de rester tout l’après-midi à Bercy et d’obtenir un rendez-vous au ministère. Les premiers véhicules sont arrivés sur le périphérique un peu avant 11 heures.

Le collectif déplore le fonctionnement des aides. D’après lui, les grosses entreprises sont avantagées car les aides mises en place en raison de la pandémie sont indexées sur le chiffre d’affaires avec un seuil. Il demande la suppression du niveau d’un million d’euros de chiffre d’affaires pour être éligible au soutien de l’Etat.

« Le redémarrage n’est pas envisagé avant le printemps 2022 »

Alain Roubian, responsable du collectif des autocaristes indépendants, explique, sur BFM Paris, qu’« il n’y a plus d’activité de voyages scolaires, de voyages d’adultes. Pour les véhicules de tourisme, il n’y a plus de clients et le redémarrage n’est pas envisagé avant le printemps 2022. Il y a une grande inquiétude des autocaristes dont certains ont peur de disparaître ».

« Ce que souhaitent les autocaristes indépendants, c’est d’être identifiés comme un secteur fragilisé au-delà de cet été. Les premiers dépôts de bilan ont été annoncés », ajoute Alain Roubian. « Il y a toujours eu une écoute de la part du ministère de l’Economie, ce qui n’est pas vraiment le cas de celui des Transports. On aimerait un vrai soutien du ministre des Transports. »

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