Roland-Garros : Krejcikova-Pavlyuchenkova, la finale dames en chiffres

Chez les hommes, les choses sont claires. Les favoris manquent rarement à l’appel en fin de deuxième semaine. Dans le tournoi féminin, en revanche, mieux vaut avoir potassé tous les CV pour ne pas être pris de court quand le tableau se trouve fort dépourvu en têtes de série. Voici ce qu’il faut savoir sur le duel qui s’annonce entre Barbora Krejcikova et Anastasia Pavlyuchenkova.

0. Quelle que soit la lauréate ce samedi, il s’agira de son premier titre en Grand Chelem. Depuis le troisième sacre de Serena Williams en 2015, le tableau féminin a accouché à chaque fois d’une lauréate inédite (Muguruza, Ostapenko, Halep, Barty et Swiatek l’an dernier).

1. Sur son remarquable parcours, Barbora Krejcikova a dû écarter une balle de match contre la Grecque Sakkari dans la demi-finale la plus longue de l’histoire du tournoi (3h18). L’ancienne protégée de la championne tchèque Jana Novotna (décédée d’un cancer en 2017) a fini par s’imposer 9-7 au 3e set, sur sa 5e balle de match. « Se battre tout le temps, sur le court mais aussi dans la vie, c’est le plus important », a-t-elle résumé. Elle avait également éliminé Svitolina, Stephens ou Gauff aux tours précédents.

2. Krejcikova a déjà soulevé le trophée de Roland-Garros… en double en 2018, avec sa compatriote Siniakova. Elle a aussi remporté Wimbledon en double et trois fois l’Open d’Australie en double mixte. Ce vendredi, la joueuse de Brno est parvenue à se hisser en finale, toujours avec Siniakova. La dernière joueuse à avoir gagné à la fois en simple et en double dans l’Ouest parisien reste Mary Pierce en 2000.

5. Barbora Krejcikova n’a pas traîné pour s’offrir sa première finale d’un Majeur en simple. La Tchèque, 25 ans et 33e mondiale, dispute seulement son cinquième grand tableau en Grand Chelem. « Maintenant, c’est le bon moment, c’est le bon timing, surtout mentalement, analyse-t-elle. J’ai l’impression d’avoir tout ce qu’il faut, parce que j’ai atteint la maturité qu’il fallait, j’apprécie les choses. »

40. Il y a quarante ans qu’une joueuse tchèque n’a pas décroché le Graal à Paris. Hana Mandlikova, alors Tchécoslovaque, avait battu en finale l’Allemande Hanika (6-2, 6-4). Martina Navratilova s’est ensuite illustrée à deux reprises (1982 et 1984), mais la native de Prague avait déjà embrassé la nationalité américaine.



52. Sa rivale, à l’inverse, est plutôt récompensée de sa patience. La Russe, 30 ans en juillet et 32e à la WTA, aura dû attendre son 52e Majeur pour goûter au bonheur du rendez-vous du deuxième samedi. Un record. « Cela a été un parcours très long, particulier, souffle l’ancienne pensionnaire de l’académie Mouratoglou. Chacun a une manière différente. J’ai toujours cru que je pouvais arriver en finale de Grand Chelem, parce que je sentais que j’avais le jeu, mais mentalement, je n’étais peut-être pas assez prête. »

85. C’est la somme au Scrabble des patronymes des deux joueuses. À ce petit jeu, Pavlyuchenkova mène 45 à 40, sans compter les inévitables mots compte double ou compte triple nécessaires pour caser les 14 lettres de la première.

1 400 000. La gagnante empochera un chèque de 1,4 million d’euros, comme son homologue masculin ce dimanche. Un prize money en baisse de 12,5 %, par rapport à celui de l’édition 2020.

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