Pour ses 200 ans, la faïencerie de Gien s’offre un nouveau musée

A l’occasion de son bicentenaire, la Faïencerie de Gien, née en 1821, s’offre un joli cadeau! L’entreprise, qui a aussi bien fabriqué les carreaux du métro parisien et que des services de luxe pour des tables aristocratiques, s’est lancée dans la rénovation de son musée afin de tripler sa surface et d’en faire une vitrine de ses 200 ans d’existence. « Ce qui me tient à coeur, c’est d’expliquer l’histoire de la faïencerie, son esthétique mais aussi l’épopée industrielle, économique et humaine », détaille le président Yves de Talhouët, qui a repris l’entreprise en 2014.



Le projet mobilise deux millions d’euros. Il permet de rénover le bâtiment de l’ancien musée, qui était en mauvais état, et de réinventer la scénographie, sur trois étages, pour mettre en lumière plusieurs centaines de pièces remarquables. Les travaux ont débuté fin 2020 et l’ouverture de la première partie du bâtiment est prévue pour octobre.

La manufacture de Gien fabrique de la vaisselle de table en faïence et des objets de décoration, dont certains sont encore peints à la main. DR
La manufacture de Gien fabrique de la vaisselle de table en faïence et des objets de décoration, dont certains sont encore peints à la main. DR faiencerie de Gien

Sortie d’un timbre Gien le 3 juillet

D’ici là, d’autres événements viendront marquer le bicentenaire de la manufacture. Il y aura notamment la sortie d’un timbre, le 3 juillet, la réédition de pièces emblématiques de trois grandes périodes de la faïencerie, 1880, 1930 et 1980, qui seront fabriquées à 20 exemplaires et vendues dans les boutiques Gien de Paris, Bruxelles et Bordeaux, ainsi qu’une carte blanche donnée à trois artistes pour décorer deux grandes pièces chacun.

Quant à l’avenir, il est en train de s’écrire. L’entreprise, qui emploie 150 salariés, a profité du plan de relance pour injecter 600 000 euros dans son outil de production et sa boutique d’usine, précise le président. Entre tradition et modernité, la faïencerie de Gien table désormais sur « le renouveau artistique de la marque » avec des décors « chic et décontractés qui collent bien à l’air du temps » et sur le retour en grâce de l’objet décoratif, pour perpétuer l’aventure entamée il y a deux siècles.

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