Vaccination anti-Covid à Paris : une infirmière vacataire soupçonnée d’avoir délivré de faux certificats

Ses motivations n’ont pas encore été établies mais elle ne vaccinera sans doute plus à Sainte-Anne. Une infirmière, employée d’un établissement de la région parisienne et vacataire au centre de vaccination de l’hôpital parisien, a vu son contrat rompu après avoir été soupçonnée de délivrer de faux certificats, a appris Le Parisien auprès du Groupement Hospitalier Universitaire de Paris, confirmant une information de France Inter. L’Agence régionale de santé d’Île-de-France a aussi été avertie par le GHU. « Il n’y a pas d’autres cas similaires en IDF », indique l’ARS.

Les faits auraient débuté au plus tôt début mai, lorsque les centres de vaccination ont eu la possibilité de délivrer en main propre les certificats de vaccination. Plusieurs « comportements inhabituels » ont mis la puce à l’oreille des équipes. A plusieurs reprises, cette soignante décrite comme « expérimentée » a demandé à être seule pour l’injection. « Normalement, il y a deux infirmières par box avec un paravent de séparation pour l’intimité des personnes. Mais là, elle demandait à sa collègue de sortir. Elle faisait ça avec au moins une dizaine de personnes par journée travaillée », rapporte un membre du personnel à France Inter.

« Motif opportuniste mais pas militant »

Ces personnes qui venaient se faire vacciner se présentaient comme ayant eu un antécédent de Covid et n’avaient donc besoin qu’une seule de dose pour être considérée comme « complètement vaccinée », d’après nos informations. D’autres éléments, comme du matériel resté inutilisé, ont aussi intrigué le personnel du centre de vaccination. « On s’est rendu compte que l’injection n’avait pas toujours été réalisée », indique le GHU, à qui tous ces éléments sont remontés.



L’infirmière a été convoquée par la direction de l’hôpital. « Les faits n’ont pas été niés. La présomption est celle d’un motif opportuniste, mais pas militant », indique-t-on. Le certificat de vaccination permet, notamment, de voyager ou d’accéder à des grands événements avec le pass sanitaire.

Le GHU a décidé de mettre fin au contrat de vacation et il a transmis un signalement au procureur de la République pour « suspicion de fraudes », qui pourrait ouvrir une enquête. A ce stade, rien ne permet de dire si l’infirmière a reçu de l’argent pour ces faits, ni si elle a pu bénéficier de complicités. Depuis début janvier, environ 10 000 vaccinations ont été réalisées dans ce centre de Sainte-Anne.

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