Fontenay-aux-Roses : l’école municipale de vélo a préparé sa rentrée
Elle a beau habiter Fontenay-aux-Roses depuis plus de 15 ans, c’est dans la commune voisine de Sceaux que Sophie dit enfourcher le plus souvent son vélo. Plus agréable, plus sûr aussi selon elle. Samedi pourtant, la mère de famille est bel et bien restée à Fontenay où le parc Sainte-Barbe et le parvis de l’hôtel de ville accueillaient une manifestation dédiée aux circulations douces, sorte de galop d’essai avant l’ouverture d’une école municipale de vélo prévue en septembre.
Dans cette école, la Ville prévoit d’enseigner les bonnes pratiques sur la route et le partage, en bonne intelligence, de l’espace public entre piétons et cyclistes. Une façon pour la municipalité de montrer son attachement à la pratique du deux-roues après la controverse qui a opposé le maire Laurent Vastel (UDI) et Stein Van Oosteren, ardent défenseur du vélo et président de l’association FAR à Vélo (pour Fontenay-aux-Roses à vélo).
Loin de ce litige, les animateurs et éducateurs présents samedi au parc Sainte-Barbe cherchaient davantage à jeter les bases de la future école imaginée par la mairie.
«Cette journée sert aussi d’expérimentation démocratique»
« On ne travaillera pas uniquement sur le vélo mais sur toutes les formes de circulations alternatives, précise Dominique Lafon, adjoint au maire chargée, entre autres, de l’enfance et de la jeunesse. Cela va du vélo au skate en passant par la trottinette ou l’hoverboard. Tout ce qui constitue les nouvelles formes de mobilité. » « Et puis cette journée sert aussi d’expérimentation démocratique, observe pour sa part Mohamed Houcini, élu chargé des mobilités et des transports. Chaque usager est sondé sur ses attentes. »
En attendant, ce samedi, l’accent était d’abord mis sur le deux-roues. Au programme : un atelier rond-point pour apprendre aux cyclistes à bien aborder un giratoire, un parcours trial où les plus aguerris ont testé leur sens de l’équilibre, un atelier technique pour s’exercer à changer ou réparer une chambre à air et enfin un circuit initiation où les 4-8 ans, encadrés par deux animateurs sportifs, ont pu donner leurs premiers coups de pédale.
Un circuit dont le fils de Sophie, Amadou, 7 ans, a enchaîné les tours. « Je pratique moi-même pas mal et je l’encourage dès que c’est possible à faire du vélo, glisse sa mère sans perdre le bambin du regard. Alors forcément, ce genre d’initiative, je ne peux qu’applaudir. »
Julie, elle, avoue ne pas être une adepte du deux-roues. À la différence de son petit garçon, Eden, 4 ans, qui, casque sur la tête, fonce sans appréhension sur les petits obstacles installés sur le parcours. « Il adore ça, se marre la jeune mère de famille. Et puis, après cette année marquée par le Covid, la crise sanitaire et le confinement, il commençait vraiment à avoir des fourmis dans les jambes. » Un futur élève, peut-être, de l’école municipale de vélo.