Régionales : les candidats du Val-de-Marne avec Audrey Pulvar promettent de «la solidarité»
À un peu plus de quinze jours des élections régionales, ils feront campagne jusqu’au dernier jour. Pour convaincre et lutter contre l’abstention. Parce que pour l’heure, « les gens ne sont pas dans l’histoire », souligne ce jeudi Hélène de Comarmond, maire PS de Cachan. La tête de liste départementale, « très heureuse » d’endosser cette « responsabilité », au côté d’Audrey Pulvar, candidate aux régionales en Ile-de-France a présenté à la presse les grandes lignes du programme de « 68 pages » de la « seule candidate citoyenne et non encartée », face à la présidente sortante Valérie Pécresse (Libres !).
Mais alors pour les habitants du Val-de-Marne, en quoi mettre un bulletin Audrey Pulvar le 20 juin pourrait améliorer leur quotidien ? « La gratuité des transports aurait immédiatement du sens, en termes de pouvoir d’achat, estime Hélène de Comarmond. Nos territoires empreints de mixité sociale, de développement économique, longtemps servants de la capitale ont aussi besoin de solidarité. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui. »
L’ancienne vice-présidente et présidente du groupe PS au département a préféré partir à la bataille des régionales, « pour mettre mon parcours, mon poids de maire au service de la collectivité et porter des problématiques que nous vivons dans nos collectivités ». Mais elle assure rester « toujours attentive au département », et « souhaite ardemment qu’il reste à gauche ».
«Bien accueillie sur le terrain»
À ses côtés, Marie Limousin, professeure de français dans un établissement de Joinville, numéro 7 sur la liste, entend se battre pour améliorer la situation dans les lycées où « de nombreux projets de rénovation ne sont pas finis ». Jean-François Delage, adjoint au maire (MRC) du Kremlin-Bicêtre, 4e de liste, veut défendre le logement social alors que « les jeunes ont de plus en plus de mal à se loger » quand Caroline Adomo, opposante (PS) à Champigny et 5e sur la liste, milite pour « l’extension du dispositif zéro chômeur ». Ce qu’elle avait fait lorsqu’elle siégeait au territoire Paris Est Marne & Bois. Et le Villejuifois Philippe Vidal, référent de Place publique dans le Val-de-Marne, (16e sur la liste) prône « la démocratie participative », seule façon de ramener les citoyens et les jeunes à la politique.
Reste que le projet « dense et de conviction », selon le premier fédéral du PS, de l’adjointe au maire de Paris, peine à séduire. Et sa campagne, truffée de polémiques prenait un air de chemin de croix. « Les sondages c’est la roulette », considère Jonathan Kienzlen. « Nous ferons campagne jusqu’au dernier jour. »
«Pourquoi ce serait plus un problème d’être Parisienne que Versaillaise»
« Notre candidate est très bien accueillie en Ile-de-France, sur le terrain où elle est très présente », complète Hélène de Comarmond. L’étiquette parisienne ne serait donc pas un handicap pour séduire de l’autre côté du périphérique, quand on sait pourtant que les relations entre la Ville de Paris et les élus du Val-de-Marne sont loin d’être une romance.
« Pourquoi ce serait plus un problème d’être Parisienne que Versaillaise », argue Jonathan Kienzlen, conseiller régional sortant et numéro 2 sur la liste, faisant référence aux origines de la présidente sortante. Le premier fédéral constate aussi qu’« il est préférable que la ville capitale et la région travaillent de concert. L’opposition de Valérie Pécresse à la maire de Paris n’aide pas à la fluidité des relations entre les deux collectivités. »