D1 féminine : «On vient de marquer l’histoire du club», savoure Olivier Echouafni, entraîneur des Parisiennes

Olivier Echouafni restera donc à jamais le premier entraîneur du PSG vainqueur du Championnat de France. Une réelle fierté pour cet entraîneur arrivé en 2018 dans la capitale. Reste désormais à éclaircir son avenir. En fin de contrat, il explique ne pas encore avoir eu de discussion avec le club.

Désormais champion de France après avoir atteint les demi-finales de la Ligue des champions en battant au passage l'OL, Olivier Echouafni estime avoir rempli ses objectifs. Reuters/Stéphane Mahé
Désormais champion de France après avoir atteint les demi-finales de la Ligue des champions en battant au passage l’OL, Olivier Echouafni estime avoir rempli ses objectifs. Reuters/Stéphane Mahé STEPHANE MAHE

Quel est le premier sentiment ?

OLIVIER ECHOUAFNI. Une grande fierté. On vient de marquer l’histoire du club à jamais car c’est le premier. Cela fait à peu près vingt ans que la section féminine est en D 1. Ce titre restera gravé à vie. C’est une fierté incroyable de voir ce qu’elles ont réalisé, à partir du moment où les joueuses ont pris conscience de leur potentiel.

C’est cette prise de conscience qui a fait la différence ?

Notamment. On s’est souvent cassé les dents contre cette équipe. Et on était plusieurs fois au vestiaire quand Lyon fêtait ses titres. Mais à chaque fois, il y a eu une vraie remobilisation. Après les défaites en demi-finale de Ligue des champions et en finale de Coupe de France, il a fallu encore repartir. Cette victoire au Parc des Princes a été un vrai révélateur.

Quel est l’ingrédient supplémentaire qu’il a fallu mettre ?

Persévérer. En face de nous, on a des vraies championnes qui ont marqué l’histoire. Et qui vont rester encore longtemps. Elles ont gagné 14 titres de suite. Je ne suis pas sûr qu’un autre club soit capable de le faire. Les séries sont faites pour s’arrêter. Pour moi, c’est un véritable exploit. Elles s’en rendront compte dans les prochains jours.

Vous êtes très proche de vos joueuses…

Il fallait créer un groupe. Rappelez-vous en 2018 à notre arrivée, il a fallu remplacer des joueuses. C’était le plus dur. À partir de là, on est doucement monté en termes de niveau et de maturité. Elles ont pris de l’expérience.



Vous avez tenté de les décomplexer également…

Il y a un peu de tout. Le plus compliqué est de trouver la cohésion. L’an dernier, on a eu une réelle frustration avec l’arrêt du championnat. On aurait peut-être déjà gagné un titre.

Qu’allez-vous faire alors que votre contrat se termine ?

On m’a demandé de remplir certains objectifs. Il fallait gagner des matchs, des titres, d’être capable d’apporter de la qualité dans le jeu. Au regard de la saison, je pense qu’il y a tout. Les objectifs sont remplis. Ce groupe a une belle marge de progression encore. Il va falloir chercher plus haut, plus loin. Il y a encore un cap à franchir. J’étais focalisé sur le titre. La suite, on verra. Je vais discuter avec les dirigeants.

Ce n’est pas encore le cas ?

Je n’ai pas encore eu de discussion officielle. Maintenant, quand on gagne un titre, on a toujours envie d’aller voir plus loin, plus haut, de rééditer ce qu’on a réussi là. La balle n’est pas que dans mon camp. J’espère que ce groupe reste inchangé et qu’on lui apporte une plus-value. On doit être capable de garder nos meilleures joueuses. Si certains cadres s’en vont, ce sera très compliqué.

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