Et maintenant, Toulouse peut-il réaliser le doublé Coupe d’Europe-Top 14 ?

C’est la question qu’avait un peu oublié de se poser le rugby français ces dernières années : un vainqueur de Coupe d’Europe est-il en mesure de dominer l’Hexagone la même saison ? Dès le début de la compétition continentale en 1996, Toulouse a dit oui. Enfin, plutôt « oui, mais », avec une finale européenne remportée en janvier et une domestique en juin. Il aura fallu attendre 2014, et le coup double historique du Toulon de Jonny Wilkinson pour répondre par l’affirmative, mais à condition d’être doté d’une équipe monstrueuse. Et, depuis samedi à Twickenham, où il a dompté La Rochelle en Champions Cup (22-17), le Stade toulousain s’est permis de relancer le débat.



« De ce qu’ils ont montré en finale, je pense qu’ils en ont les capacités, tranche l’ancien joueur de Perpignan et consultant pour BeIN Sports, Julien Candelon. Ils ont livré une première période loin de leur niveau habituel, se sont fait chahuter, mais ont toujours réussi à s’adapter à ce que proposait l’adversaire. Alors, imaginez s’ils tournent à plein régime. »

« S’ils jouent le rugby dont ils sont capables… »

Car si Toulouse « n’a pas fait un grand match » de l’aveu même de son entraîneur Ugo Mola, il a montré sa capacité à se serrer les coudes dans la tourmente, à l’image d’Antoine Dupont. Pris dans l’étau rochelais à chacune de ses tentatives d’avancer en première période, le demi de mêlée du XV de France s’est reporté sur les tâches défensives. Et, à la pause, il était le joueur à avoir réussi le plus de plaquages, neuf, sur le gazon londonien.

Le Stade toulousain va aussi bénéficier du retour de son capitaine Julien Marchand, suspendu samedi, ou du polyvalent Zack Holmes, blessé et trop juste, pour la finale, au poste de centre ou d’ouvreur. Et, surtout, le leader du Top 14 va bénéficier d’un bien précieux : du temps, avec une finale de Top 14 programmée le vendredi 25 juin. Déjà qualifiés pour la phase finale, les Toulousains disposent d’un petit matelas de cinq points d’avance sur le troisième pour entériner leur qualification directe pour les demi-finales, même si la réception de Clermont et un déplacement à Bordeaux corsent leur fin de championnat.

« Une fois dans la phase finale, La Rochelle, le Racing 92, Clermont ou Bordeaux ont de quoi les perturber, avance Julien Candelon. Les Rochelais l’ont montré samedi. Mais s’ils jouent le rugby dont ils sont capables, avec des joueurs comme Antoine Dupont ou Cheslin Kolbe, ils font très mal. »

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