500 ans après la guerre de Bretagne, des squelettes de soldats livrent leurs secrets
Fin des années 1480. Avant de mourir, le duc de Bretagne, François II, prépare sa succession : afin que son duché ne tombe pas dans l’escarcelle du Roi de France, il désigne sa fille Anne comme héritière et s’assure qu’elle épousera un allié. Evidemment, sa majesté Charles VIII ne l’entend pas de cette oreille. En 1487-1488, son armée inflige une lourde défaite aux troupes bretonnes à Saint-Aubin-du-Cormier, dans l’actuel département d’Ille-et-Vilaine. Sur un effectif estimé entre 11 300 et 18 000 hommes, 6000 soldats bretons sont tués. Quand le roi assiège Rennes en 1491, c’est donc une armée affaiblie qui autour d’Anne fait son baroud d’honneur. Le 17 novembre, la duchesse est contrainte de signer dans la ville, au couvent des Jacobins, un traité de paix avec le roi. L’acte précède de peu leur mariage, marquant la fin de l’indépendance de la région (le processus de rattachement de la Bretagne à la France ne s’achèvera qu’en 1532).