Essonne : deux promeneuses découvrent un foetus dans une boîte en plastique en bord de Seine
Un fœtus placé dans une boîte en plastique a été découvert ce jeudi, vers 18h50, par deux promeneuses qui se baladaient sur un chemin en bordure de Seine à Evry-Courcouronnes (Essonne). Le récipient, dont le couvercle avait été retiré, se trouvait à proximité d’un banc.
Selon les premiers éléments de l’enquête, confiée au commissariat de l’agglomération Évry/Corbeil, il pourrait s’agir d’un fœtus d’environ quatre mois. Comme le veut la procédure, une autopsie a été demandée pour déterminer les causes de la mort. « L’examen va permettre de savoir s’il y a eu ou non l’intervention d’un tiers dans le décès, précise le parquet d’Évry. Les questions juridiques viendront dans un deuxième temps. »
En octobre 2020, un fœtus d’une quinzaine de centimètres avait été découvert au pied d’un immeuble d’une cité de Sevran (Seine-Saint-Denis). Cette fois, c’est le gardien qui avait fait la macabre découverte. Selon le parquet de Bobigny, l’acte avait été commis par « une jeune fille de 15 ans qui aurait fait un déni de grossesse ». Paniquée après une fausse couche, elle aurait jeté le fœtus par la fenêtre d’un appartement du 7e étage.
À Paris, le parquet avait finalement renoncé aux poursuites
Su le plan juridique, le parquet peut demander l’ouverture d’une procédure pour déterminer les causes du décès et ordonner un prélèvement sur le fœtus en vue d’une recherche ADN pour identifier la mère. En août 2017, après en avoir fait la demande, le parquet de Paris avait finalement renoncé à poursuivre la personne qui avait déposé un fœtus dans le jardin d’une congrégation religieuse de la Médaille Miraculeuse, rue du Bac dans le VIIe. De même, aucun prélèvement ADN n’avait été réalisé.
« D’un point de vue juridique, ce fœtus de quelques centimètres n’a pas de personnalité, avait expliqué à l’époque une source proche du dossier. Il ne peut être ni vivant ni mort. Et la mère ne peut pas être poursuivie. »