Ile de France : fin de parcours pour les voleurs du tramway
Ils signaient leurs méfaits… d’une photographie. Deux jeunes mineurs et un majeur ont été interpellés, mercredi, à leur domicile respectif, soupçonnés de deux vols avec violences commis au détriment d’étudiants sur la ligne 2 du Tramway, qui relie le pont de Bezons et la porte de Versailles.
Pour commettre ces vols, survenus le 23 mars et le 17 mai dernier, le trio, d’origine tchétchène, usait d’un mode opératoire très singulier. Celui-ci consistait à photographier une pièce d’identité de leur victime une fois que celle-ci avait été détroussée sous la menace d’un couteau. « Il pouvait ensuite les menacer de représailles en cas de plainte en leur disant qu’il connaissait leur nom et leur adresse », précise une source proche du dossier.
Les policiers se sont appuyés sur la vidéosurveillance
Dans les deux cas, la petite bande a ciblé des étudiants, qui voyageaient seuls à une heure avancée de la soirée. Le premier, agressé à la gare de Saint-Cloud, a vu les trois jeunes hommes lui dérober son téléphone portable et son portefeuille avant de repartir avec une photo de sa carte d’identité.
Le second, étudiant en médecine, s’est fait voler sa carte bancaire, une cigarette électronique, une montre connectée et une bague, à deux pas de la gare des Coteaux, entre Suresnes et Saint-Cloud. N’ayant pas sa carte d’identité, c’est son passeport que ses agresseurs ont pris en photo avant de disparaître.
Pas très longtemps. Grâce à une étude minutieuse des bandes de vidéosurveillance des différentes gares du secteur, les policiers du commissariat de Saint-Cloud ont remonté la piste des trois jeunes hommes avant de les identifier. Lors des perquisitions menées aux domiciles respectifs des suspects, les policiers ont retrouvé la montre connectée et la bague volées à l’étudiant en médecine.
L’un des deux mineurs, interpellé en Seine-Saint-Denis devait être déféré ce jeudi, à Bobigny (Seine-Saint-Denis). Le majeur et l’autre mineur, interpellés dans le Val-d’Oise et à Garches, devraient, eux, être déférés ce vendredi, au tribunal judiciaire de Nanterre.