Vitry-sur-Seine: toujours plus de fleurs et des moutons au parc départemental des Lilas

Avant d’arriver en région parisienne, Félix Romain et Tran-Phi Vu avaient créé un espace horticole sur les terrasses de l’hôpital Robert-Debré (AP-HP), dans le XIXe arrondissement parisien. « À Paris, nous sommes entourés par le béton, ici, à Vitry-sur-Seine, on a l’impression d’être en pleine campagne », s’enthousiasme Félix. Les deux créateurs à la main verte sont à l’origine de la Ferme florale urbaine qui depuis dix jours, a investi un terrain de 1,5 ha dans le parc départemental des Lilas.



Logée en plein cœur des 100 ha de verdure, cette parcelle va servir à multiplier la production de la ferme afin de pouvoir livrer leurs fleurs aux habitants des environs de Vitry. « On s’installe un peu trop tard pour cueillir des fleurs cette année, mais on prépare bien les sols pour avoir une année 2022 florissante », glisse Tran-Phi.

Sans pesticide ni machine

Les deux jardiniers, sortis de l’École du Breuil, adoptent une vision très sociale et écologique de l’horticulture. « Nous n’utilisons pas de pesticides ni de machines », explique Félix, alors même que Tran-Phi fauche les herbes hautes en arrière-plan. C’est grâce à la diversité des variétés et des espèces de fleurs, que les équipes de la ferme urbaine florale peuvent se détacher des pesticides. « Les promeneurs pourront observer nos fleurs d’avril à octobre », s’enchante Tran-Phi.

Cette approche-là a été saluée par le président du département du Val-de-Marne, Christian Favier (PCF), candidat à sa réélection, qui s’est rendu sur les lieux, ce jeudi. « Félix et Tran-Phi ont remporté notre appel à projets lancé en juillet 2020 », indique Natalia Ghin, la chargée de mission agriculture au département. La Ferme florale urbaine a réussi à cocher toutes les cases et à sortir son épingle du lot en intégrant dans son projet une vision pédagogique.

Félix et Tran-Phi accompagnés de Clara et Lauriane, deux stagiaires de la Ferme Florale Urbaine. LP/Antoine Allart
Félix et Tran-Phi accompagnés de Clara et Lauriane, deux stagiaires de la Ferme Florale Urbaine. LP/Antoine Allart Antoine Allatt

« Avec Tran-Phi, nous accordons une place particulière à la transmission du savoir envers les particuliers mais aussi envers les fleuristes », sourit Félix. Avec des animations, des visites et des ateliers, la Ferme espère se diversifier et grandir, pour pouvoir, à terme, embaucher et transmettre leur passion et leur modèle.

Ailleurs dans le parc des Lilas, un projet, lui aussi écologique, vient de voir le jour : un écopâturage. Financées par le budget citoyen, ces trois parcelles de 3,5 ha accueillent plus de vingt moutons. « Avec ces moutons on occupe et on entretient des grands espaces sans l’aide de machines », vante Sylvain Girard, le responsable d’Ecomouton, en charge du troupeau. Sélectionné par des jeunes reliés au budget citoyen, l’écopâturage s’inscrit dans une liste de plus de 50 projets, dont certains vont bientôt voir le jour, notamment dans le parc des Lilas.

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