Non respect du couvre-feu, tapage nocturne, rodéo… Week-end agité dans le sud Seine-et-Marne
« On s’attendait à ce que les gens fêtent le déconfinement. Mais il ne faut pas faire n’importe quoi. Le comportement de décompensation génère des excès. C’est dommage et certains types de soirées peuvent coûter cher. » Ce dimanche, la commandante de la compagnie de gendarmerie de Fontainebleau (Seine-et-Marne) ne mâche pas ses mots. C’est que le week-end a été agité sur ce secteur du sud du département.
Tout commence à Vaux-sur-Lunain dans la nuit de vendredi à samedi. Vers quatre heures du matin, le voisinage alerte les forces de l’ordre pour tapage, mais aussi un rodéo à l’extérieur qui se serait terminé par un accident de voiture. Les hommes du Peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie (Psig) de Nemours se rendent alors devant une maison où se tient une soirée privée.
Le fils explique qu’il s’est endormi au volant
Ils ont beau sonner à la porte, personne n’ouvre. Par une fenêtre, ils aperçoivent des jeunes danser et mettent alors en route le deux-tons et le gyrophare de leurs voitures. Résultat : les participants à la soirée filent se cacher. Quand ils sonnent à nouveau à la porte, le fils du propriétaire des lieux finit par ouvrir, mais refuse de faire venir ses invités pour le contrôle sur la voie publique.
II refuse également de dire où se trouve le véhicule accidenté ni l’état dans lequel se trouve le conducteur. Les gendarmes partent à sa recherche et trouvent enfin une Peugeot 406 Break pliée contre un arbre en lisière d’un bois dans la commune. Grâce à la plaque d’immatriculation, ils identifient les propriétaires qui résident à Vaux-sur-Lunain. Il s’agit des parents d’un jeune de 23 ans à qui ils ont confié leur voiture. Leur fils n’est pas à la maison. Les gendarmes partent à sa recherche. Mais dans l’intervalle, la mère du jeune les prévient qu’il est rentré et en bonne santé. Le fils explique qu’il s’est endormi au volant. Aucun mot sur un éventuel rodéo…
Les militaires regagnent alors le lieu de la fête. Neuf jeunes acceptent de donner leur identité. Huit d’entre eux sont verbalisés pour non-respect du couvre-feu à 21 heures (ils auraient dû être chez eux), soit huit amendes de 135 €. L’organisateur de la soirée écope pour sa part d’une amende de 68 € pour tapage.
«Même si le confinement est assoupli, nous continuons de faire appliquer les règles sanitaires»
Le même soir, vers trois heures du matin à Arbonne-la-Forêt, les gendarmes rencontrent cette fois une dizaine de jeunes âgés d’une vingtaine d’années réunis à un arrêt de bus. Trois prennent la fuite, mais sept sont contrôlés et verbalisés à 135 € chacun pour non-respect du couvre-feu. Un autre reçoit une amende de 150 € car il est porteur de stupéfiants.
Enfin, dans la nuit de samedi à dimanche, à Larchant, nouvel appel aux gendarmes pour tapage dans une maison du village. Là, une quinzaine de jeunes sont réunis chez un particulier. Huit sont contrôlés sur la voie publique et écopent d’une amende de 135 € chacun. L’organisateur de la soirée s’en sort avec 68 euros d’amende pour le tapage.
« Même si le confinement est assoupli, nous continuons de faire appliquer les règles sanitaires, prévient la commandante de la compagnie de gendarmerie de Fontainebleau. Il faut respecter le port du masque et la distanciation, le couvre-feu à 21 heures pour les particuliers comme pour les cafés-restaurants, et enfin la limite de dix personnes maximum pour les rassemblements. »