Dans l’Oise, le retour des chenilles processionnaires met en danger les forêts et votre santé

Grâce à leur nid, un cocon de soie blanche qui détonne dans les paysages forestiers du département, on les repère de loin. Avec les beaux jours, les chenilles processionnaires ont fait leur retour dans l’Oise. Mais si les toiles qu’elles tissent dans les arbres ont un certain aspect esthétique, il ne faut pas surtout pas s’en approcher. L’Office national des forêts vient ainsi de lancer une campagne de sensibilisation pour alerter le public face au danger que peut représenter cet insecte.

En plus de leurs longs poils blancs visibles à l’œil nu, les chenilles portent de minuscules poils urticants qui peuvent être emportés par le vent et se ficher dans la peau ou les muqueuses. Ils entraînent des troubles plus ou moins graves chez l’homme et l’animal : irritations, démangeaisons, conjonctivites dans les cas les plus fréquents, voire des réactions allergiques plus sérieuses chez les personnes fragiles…



Dans l’Oise, la forêt d’Ourscamp est très impactée par le phénomène. « Une défoliation (NDLR, pertes de tout ou partie des feuilles d’un arbre) massive des chênes laisse supposer une augmentation du phénomène », note-t-on à l’ONF. La forêt de l’Hôpital, au nord-est de l’Oise est elle aussi fortement touchée. Certains secteurs des massifs de Compiègne et Laigue sont également touchés, mais de manière plus diffuse. À l’ouest du département, les forêts de Caumont, Malmifait et le Parc-Saint-Quentin sont aussi concernés.

Seule solution pour s’en protéger : se tenir éloigné

« C’est un problème émergent mais qui a des degrés de développement variable selon les forêts, c’est très aléatoire d’une année à l’autre, détaille Pierre Bouillon, le responsable pour les forêts publiques de l’ouest et du sud de l’Oise. En plus de la santé des promeneurs sur laquelle nous voulons alerter, cela peut avoir de vraies conséquences sur les massifs car cette espèce consomme beaucoup de feuillages. Et cela peut affaiblir les arbres, qui seraient plus vulnérables face à d’autres difficultés comme les périodes de sécheresse. »

Problème, pour lutter face aux chenilles, il n’existe aucun moyen efficace pour s’en débarrasser définitivement. « Nous n’appliquons pas de traitement insecticide, précise-t-on à l’ONF. Ces moyens de lutte chimique, non sélectifs, impactent d’autres papillons et insectes qui contribuent à la richesse biologique du milieu forestier. » Seule solution pour s’en protéger : se tenir éloigné.

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