PSG : «La Super Ligue n’avait pas à cœur de défendre le football», regrette Al-Khelaïfi

L’éphémère projet de Super Ligue, lancé le mois dernier par douze grands clubs européens, « n’avait pas à cœur de défendre les intérêts du football », a déclaré à l’AFP le président du PSG Nasser Al-Khelaïfi, pour qui la Ligue des champions doit être « préservée ». « Le football existe depuis des années et des années. La Super Ligue n’avait pas à cœur de défendre les intérêts du football », a estimé le dirigeant.

« Vous pouvez envisager des changements mais pas briser la tradition qui fait que chaque club peut espérer atteindre ses rêves », a insisté le président parisien, resté loyal dans cette crise à l’Union européenne de football (UEFA) et à sa Ligue des champions, compétition phare du ballon rond en Europe depuis 1955. En récompense, Nasser Al-Khelaïfi a été nommé à la tête de l’Association européenne des clubs (ECA), à la place du discrédité Andrea Agnelli (Juventus), l’un des leaders de la mutinerie.

« Toutes les équipes doivent avoir la possibilité de participer un jour aux plus grandes compétitions »

Pour le dirigeant qatarien, le fait que le projet de Super Ligue prévoyait de rassembler chaque saison 15 clubs « fondateurs », qualifiés d’office, et seulement cinq équipes sélectionnées sur critères sportifs était une ligne rouge en opposition totale avec la tradition méritocratique du football européen. « Toutes les équipes doivent avoir la possibilité de participer un jour aux plus grandes compétitions, et tout en restant sous l’aile de l’UEFA », a fait valoir Nasser Al-Khelaïfi, tout en assurant être ouvert à des évolutions du format de la compétition reine. « La Ligue des champions est une marque très solide qui doit être préservée, mais nous devons toujours pouvoir nous adapter au marché, et c’est vrai pour toutes les compétitions, domestiques ou internationales », a-t-il conclu.

L’UEFA a engagé ces derniers mois une profonde réforme de la Ligue des champions à l’horizon 2024, prévoyant son passage de 32 à 36 clubs, avec cent matches supplémentaires censés allécher les diffuseurs, et un « mini-championnat » inspiré des tournois d’échecs pour remplacer l’actuelle phase de poules. Ce format, jugé peu lisible, a néanmoins suscité certaines critiques, notamment au sujet d’un calendrier déjà surchargé. En parallèle, l’UEFA a ouvert des procédures disciplinaires contre le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus Turin, derniers clubs mutins à n’avoir pas renié le projet, qui assurent pour leur part rester « engagés pour moderniser le football ».

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